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 moondust ◇ nava

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J'ai posé mes valises le : 24/05/2015 Mon avatar est signé : undisclosed desires (bb sam de ma vie ♥ ) et j'ai posté un total de : 156 Sinon, on m'appelle : vespertine (mais permettez-vous, appelez-moi nawal)

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MessageSujet: moondust ◇ nava   Sam 17 Oct - 23:29

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le travail lui prend à nouveau autant de temps que lorsqu'il s'occupait d'ava. d'ailleurs, il n'a plus autant de temps pour elle que la semaine ayant suivi sa sortie du centre. il a dû reporter leur dernier rendez-vous, trop occupé qu'il était à gérer les crises d'une nouvelle patiente. ce train de vie qui l'empêche de voir aj autant qu'il le voudrait (et le devrait, car lorsqu'elle l'appelle c'est qu'elle a besoin de lui et il ne peut parfois pas l'aider) l'affecte plus qu'il ne le laisse paraître. il tient beaucoup à elle et son état l'intéresse plus que celui de n'importe qui d'autre, même s'il n'est plus totalement responsable d'elle.
sa nouvelle patiente se prénomme indiana. elle a fait une fausse couche et s'est depuis enfermée dans le mutisme. elle ne parle pas à novak non plus, se contentant de le fixer. lui ne dit jamais grand chose, il la regarde sans mot dire, attendant patiemment qu'elle s'ouvre à lui. il lui dit à chaque fois de venir le voir dès qu'elle le souhaitera, mais elle ne l'a pas encore fait. il demeure patient, persuadé de parvenir à l'aider. il est partisan de la manière douce, qui a par exemple très bien fonctionné sur ava.
novak parvient au parc avant ava -sa ponctualité est presque maladive- et s'installe sur le banc qu'ils ont l'habitude d'occuper. il pourrait très bien la rejoindre chez son oncle et faire le trajet en sa compagnie, mais il aurait l'impression de prendre trop de place dans sa vie. si leurs entretiens ne sont plus très conventionnels, il tente tout de même de rester professionnel. elle arrive quelques minutes plus tard et il se lève lorsqu'elle parvient à sa hauteur. « j'ai pris ton préféré, j'ai droit à un sourire ? » interroge-t-il face à sa mine renfrognée en lui montrant le café qu'il lui a acheté. évidemment, il a opté pour un thé, lui qui s'abreuve exclusivement d'eau et de certains thés -il a ses préférences, certains l'empêchant de dormir alors qu'il ne ferme déjà que rarement l'oeil. « je suis navré pour la dernière fois, ma patiente a fait une crise de panique au moment où je quittais le centre pour te rejoindre. tu vas bien ? » il change de sujet sans s'embarrasser d'une pause afin de laisser ava digérer l'information, ou y répondre. il est comme ça, lorsqu'il ne voit pas l'intérêt qu'on lui réponde il enchaîne.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Dim 18 Oct - 13:54

Ava était restée cloîtrée à la maison toute la journée, enfermée dans sa chambre avec son chevalet. Elle avait peint toute la journée, sans même faire de pause pour aller manger avec son père et son oncle. Elle était trop préoccupée pour avaler quoi que ce soit et discuter. Quand elle n'avait pas le moral, c'était difficile de faire semblant, surtout lorsqu'elle se retrouvait en face de son père. C'était tellement dur de le voir comme ça et de savoir que personne ne pouvait rien y faire... Alors oui, quand ça n'allait pas, Ava ne se sentait pas de faire comme ci tout allait bien. Elle ne savait plus faire semblant et se plaindre la faisait culpabiliser. Tout ce qui lui arrivait était de sa faute, mais son père, lui, n'avait rien fait et ne méritait pas ce cancer. Si elle le pouvait, AJ prendrait la place de son paternel. Sa peinture reflétait parfaitement son état d'esprit: du gris, du noir, des coups de pinceaux agressifs, des spirales sombres dans un crâne inachevé... Elle peignait le bordel dans son esprit, attribuant une couleur sombre à chaque maux. Un éclair rouge sang, tranchant dans toute cette toile triste, fendait le crâne en deux. Cet éclair représentait la mutilation. Le rouge sang ne pouvait être plus explicite... Se faire du mal, voilà ce qui semblait être la meilleure solution lorsque tout allait mal. C'était tout ce qui traversait son esprit, c'était la pensée qui dominait toutes les autres. C'était trop dur de rester positive sans Novak. Ava avait envie de faire des efforts pour son père, mais également pour Novak, son psychiatre devenu son ami. Elle tenait un peu trop à lui, d'ailleurs, ce qui n'était pas bon du tout. Elle était presque dépendante, étant incapable de se prendre en mains si Novak ne lui disait pas de le faire. Entendre le docteur Ledger lui donner des conseils -même si en apparence Ava semblait mal le prendre, lui montrait que si lui se donnait du mal pour qu'elle s'en sorte, il fallait qu'elle en fasse de même. Mais lorsqu'ils ne se voyaient pas, tout était différent.

Depuis quelques jours, son psychiatre était souvent indisponible, ce qui était difficile à vivre. Elle qui avait passé le plus clair de son temps avec lui, se retrouvait dans le monde réel sans son pilier. Elle semblait avoir oublié qu'il avait d'autres patients et que maintenant qu'elle était à l'extérieur, elle n'était plus aussi importante. Ava s'en était presque sortie, elle était dehors et avec le temps, les choses allaient finir par s'arranger... Mais pour ceux qui étaient internés, c'était une toute autre histoire. Elle ne parvenait pas à se dire que Novak n'était plus à sa disposition, et que le cas Rutherford passait désormais après les autres. Sans doute n'était-ce pas de cette manière que le psychiatre voyait les choses, mais pour la jeune femme pessimiste qui avait toujours été le centre d'attention, c'était comme ça qu'il devait résonner. Alors forcément, elle était énervée, attristée, contrariée... Elle aurait dû crier victoire, se réjouir de ne plus avoir de psy sur le dos, mais elle avait choisit Novak et s'y était attachée. La pire chose à faire, sans doute. Après un rendez-vous annulé, Novak avait demandé à Ava de le rejoindre au parc. Une fois douchée, elle s'était habillée en vitesse pour prendre la route. Elle avait fait le chemin à pied, pour s'épargner un trajet en taxi et une éventuelle discussion avec le chauffeur. Écouteurs dans les oreilles, elle tentait de faire abstraction du monde qui l'entourait, et fit comme si elle ne voyait pas les regards braqués sur elle. Ava était persuadée que tout le monde l'observait, alors que les gens posaient les yeux sur elle par réflexe, sans même la reconnaître ou chercher à être malveillants. Parano ? Oui, un peu. Mais quand on grandit en se faisant harceler par les gens dans la rue, on n'est jamais sereins. Une fois sur les lieux, elle rangeait ses écouteurs qu'elle fourrait dans la poche de son manteau avec son téléphone, et s'approchait du banc où se trouvait déjà Novak. Toujours ponctuel, pas comme elle.

Elle était contente et soulagée de le voir, malgré son amertume. Il était adorable, c'était rare qu'un visage aussi doux et mignon ne l'insupporte pas. Intérieurement, AJ se sentait un peu mieux maintenant qu'elle était avec Novak... Mais à l'extérieur, la jeune femme tirait toujours la tronche. D'ailleurs, la réplique du trentenaire lui fit arquer un sourcil. Son regard se posait sur le gobelet qu'il lui tendait. Il y avait pensé... Elle attrapait délicatement son café et elle répondait « C'est ta façon de te rattraper pour l'autre fois. Alors tu aura simplement un merci. », ce qui était déjà pas mal. Normal, mais satisfaisant venant d'une petite princesse comme Ava. Elle avait glissé, l'air de rien, un petit reproche à Novak concentrant le lapin qu'il lui avait posé l'autre jour. La blonde s'asseyait sur le banc, fatiguée après une journée passée debout et tout le chemin fait à pieds. Elle écoutait le brun s'excuser et lui expliquer pourquoi il avait annulé leur rendez-vous précédent. Pour ne pas être désagréable, au lieu de se mordre la langue, elle buvait une gorgée de son café après avoir roulé des yeux. « Toujours la même patiente, je suppose. », lâchait-elle sèchement. Il savait qu'elle n'aimait pas les gens, qu'elle méprisait tout le monde, ce qui expliquait sa mauvaise humeur. En vérité, c'était autre chose qui l'irritait. Une patiente, bien sûr, il ne pouvait pas s'occuper d'un homme. Il fallait qu'il tombe sur une gonzesse... Une qui allait la remplacer, ou plutôt, qui était entrain de l'évincer assez rapidement. Il avait suffit qu'elle sorte de l'asile pour qu'une autre prenne sa place. Il fallait qu'elle reste indulgente, on ne choisit pas d'être malheureux, d'être dépressif, suicidaire, anxieux ou autre. Le sexe du patient ne devrait pas avoir d'incidence sur son suivi. Femme ou homme, Novak se devait de l'aider, c'était normal... Mais Ava n'aimait pas qu'une autre monopolise toute son attention et l'empêche de la voir. Personne n'avait le droit de la priver de sa compagnie, c'était injuste. Égoïste ? Oui, sans doute. Elle haussait les épaules lorsqu'il lui demandait comment elle allait, et baissait les yeux pour regarder son corps, dont la peau était déjà couverte de griffures. Lui dire pour attirer son attention et le garder auprès d'elle, ou juste lui dire que ça ne va pas sans en rajouter ? Le temps de la réflexion n'avait duré que quelques secondes « Je vois l'état de mon père se dégrader et je peux rien y faire. J'aime pas mon oncle et j'ai personne à qui parler la plupart du temps. Mais ouais, ça va. ». Ava soupirait et secouait lentement la tête, agacée par sa question, avant de laisser une nouvelle gorgée de son café lui brûler la langue. Il avait l'habitude de la voir se braquer suite à une simple question, alors qu'il n'avait rien fait à la jeune femme, mais cette fois il y avait autre chose... Il ignorait sans doute que le fait de ne pas l'avoir vu l'autre jour l'avait vraiment affectée. Oui, bien sûr qu'il l'ignorait. Il ne savait pas qu'elle tenait un peu trop à lui et que le moindre événement qui n'allait pas dans son sens la rendait dingue... Plus dingue qu'elle ne l'était déjà. Elle ne lui retournait pas la question, préférant bouder en buvant son café. C'était tout Ava, faire la tête alors qu'elle voyait enfin Novak... Que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne, comme on dit.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Dim 18 Oct - 15:02

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si novak fait venir la jeune femme jusqu'au skidaway island state park, c'est pour la faire sortir, affronter le regard des autres, se rendre compte que le monde extérieur n'est pas si terrible et qu'elle est parfaitement capable de s'y épanouir toute seule. évidemment, il sera toujours là si elle en a besoin, mais il faut tout de même qu'elle se détache de lui et vole de ses propres ailes, même si elles sont encore faibles. il fait en sorte de lui transmettre sa façon positive de voir la vie, effaçant toujours son pessimisme d'une manière ou d'une autre. il espère n'avoir bientôt plus à lui montrer le bon côté des choses, qu'elle puisse le découvrir par elle-même, le chercher et puis, peut-être, le voir sans effort. loin d'être parfait, il n'essaye pas de la faire à son image, mais de lui montrer ce qui lui permet à lui d'être heureux. sans vantardise aucune, il pense être assez doué dans ce qu'il fait, et être sur la bonne voie avec ava. si seulement il pouvait lui consacrer plus de temps... il se doute qu'elle doit avoir du mal à s'y faire, eux qui étaient si proches au centre ne se voient plus que rarement, étant parfois même réduits à faire une thérapie express par téléphone tant il est occupé. c'est également compliqué pour lui, qui s'est attaché plus que de raison à celle qui, finalement, est plus une amie qu'une patiente. plus qu'une amie, d'ailleurs, mais comment le définir ? elle a une personnalité dépendante, il sait pertinemment que leur relation compte beaucoup pour elle et prend de plus en plus conscience de la toxicité de leur proximité.
lorsqu'elle le rejoint au parc, elle fait la tête. il la connaît et ne se formalise donc pas. il sait aussi qu'avoir vu annulé leur dernier rendez-vous à la dernière minute l'a contrariée. il lui tend son café et sourit vaguement à sa réponse. elle voit le mal partout. « c'est mal me connaître, j'aime juste te faire plaisir et faire en sorte que tu n'aies pas froid. » c'est d'ailleurs parce qu'il est transi de froid qu'il sert son thé entre ses mains gelées. s'il n'était pas déterminé à faire sortir ava, il aurait opté pour une rendez-vous en intérieur. la voyant s'asseoir, il fait de même en s'excusant pour la dernière fois. sa réaction ne l'étonne guère, nova ne se focalise même pas sur le fait qu'elle lève les yeux au ciel. il remarque cependant qu'elle ne répond pas de suite afin de ne pas se montrer désagréable. mais elle est tout de même sèche. il ne relève pas. « en effet. elle ne parle toujours pas, mais ça viendra. tu sais ce que c'est... » il ne remarque pas la certaine jalousie d'ava à l'égard d'indiana. il ne comprend pas à quel point cela l'affecte, il ne relève pas qu'elle se sent remplacée et évincée. c'est tellement irréel qu'il ne remarque rien de tout cela.  
« je vois l'état de mon père se dégrader et je peux rien y faire. j'aime pas mon oncle et j'ai personne à qui parler la plupart du temps. mais ouais, ça va » répond-t-elle lorsqu'il s'enquiert de son état. elle n'apprécie forcément pas la question, mais c'est le genre de chose qu'il doit savoir. il passe une main dans ses cheveux, se sentant visé. il est même un peu gêné de la laisser livrée à elle-même lorsqu'elle a le plus besoin de lui. « tu peux me parler à moi. je sais que j'ai dû annuler notre dernier rendez-vous et que parfois, quand tu m'appelles, je ne peux pas te parler, mais si tu te sens vraiment mal dis-le moi, envoie un message ou viens me voir au centre. tu peux aussi venir chez moi quand je termine ma journée. » ces derniers temps, ses journées se terminent tard et la secrétaire le rappelle souvent pour des crises de ses patients, mais il se veut disponible pour ava alors s'il lui faut passer des nuits blanches à discuter avec elle en rentrant et repartir travailler sans être le moins du monde reposé, il le fera. faire remonter la pente à la jeune femme le préoccupe plus que son propre bien être, il n'aura de repos qu'une fois leurs thérapies obsolètes. non pas qu'il veuille se débarrasser d'elle, bien au contraire, mais son but est de découvrir une aj heureuse de vivre, à qui se faire du mal ne traverserait même pas l'esprit, capable de sortir et de voir du monde sans craindre les jugements de valeur et les regards.
« ava ? tu m'en veux pour la dernière fois ? » on dirait plus un enfant préoccupé qu'un psychiatre inquiet. il sait déjà qu'elle lui en veut, mais il souhaite qu'elle en parle. il n'est pas bon de garder les choses pour soi, encore moins dans son cas. un rien peu la faire exploser, et il ne veut pas être ce rien. novak s'inquiète de l'avoir blessée, elle n'a vraiment pas besoin de cela. ils n'ont pas besoin de ça, car déjà il sent qu'ils dérivent, chacun de leur côté. sa vie à lui, en particulier son métier, l'éloigne d'elle. et elle s'éloigne de lui en réponse.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Lun 19 Oct - 18:14

Ava fronçait un peu les sourcils et haussait les épaules. Il avait raison, elle voyait le mal partout. Novak avait toujours été bienveillant, même lorsqu'il n'avait rien à se reprocher. En prenant son café, la blonde acquiesçait d'un signe de tête avant de dire « C'est vrai, au temps pour moi alors. ». Elle esquissait même un vague sourire pour faire l'effort d'être un peu moins désagréable, il méritait bien ça. Seulement, difficile pour elle de rester à peu près aimable en entendant ses excuses. Sa foutue patiente était la raison de l'annulation du dernier rendez-vous, putain elle l'avait vraiment mauvaise. La belle était réellement entrain de passer au second plan, c'était rageant. Elle manquait de se brûler la gorge tant elle s'était empressée de boire une gorgée de café afin de se taire et de ne pas être méchante. C'était un peu son châtiment pour avoir osé détester une pauvre innocente en détresse, comme elle il y a peu de temps, qui préférerait sans doute fréquenter d'autres personnes qu'un psychiatre. D'autres personnes que SON psychiatre, SON ami, SON Novak... Quoi ? Ton Novak ? C'est pire que ce que je pensais, t'es vraiment malade, elle secouait la tête comme pour se débarrasser de cette petite voix moqueuse qui ne faisait qu'amplifier sa colère. La jeune femme passait à deux doigts de s'étouffer en entendant le psychiatre dire « en effet. elle ne parle toujours pas, mais ça viendra. tu sais ce que c'est... ». Elle tournait lentement la tête vers lui, les sourcils froncés. Vexée, elle était désormais sur la défensive, comme si chaque mot qu'il prononçait la rendait un peu plus haineuse « Non, j'sais pas ce que c'est. J'avais mes raisons, elle a les siennes. ». Elle refusait qu'il compare son silence au sien, qu'il fasse le rapprochement entre le cas de l'autre et le sien. Elle n'était plus comme ces gens qu'il voyait tous les jours, elle n'avait plus rien à voir avec eux. Alors non, leur comportement, elle ne le comprenait pas... Et puis merde, elle s'en foutait de sa patiente. Novak lui demandait comment elle allait, et bien évidemment, sa réponse était pleine d'ironie et d'amertume. Il ne devait même plus s'étonner de la voir ainsi, il la connaissait bien maintenant. AJ était d'ailleurs soulagée d'avoir un ami comme lui, compréhensif, qui ne prenait jamais rien pour lui lorsqu'elle était méchante ou autre. Novak savait qu'elle était comme ça et qu'elle ne faisait pas forcément exprès.

Il avait compris cependant qu'elle le visait en disant qu'elle n'avait personne à qui parler, et sa réponse la fit longuement soupirer. Il fallait qu'Ava se calme, elle était à cran et rien de ce qu'il disait ne l'apaisait. La jeune femme penchait un peu la tête en disant d'un air plus peiné qu'énervé « Parce que quand tu peux pas répondre, tu crois que je t'appelle pour quoi, Novak ? Tu dis ça, mais je vais tomber sur ta messagerie. C'est toujours la même chose ces derniers temps... ». Elle baissait la tête pour poser son regard sur une pauvre petite fleur qui tentait de résister au froid qui s'était installé en ville, qu'elle s'empressait d'écraser et de désintégrer en frottant son pied contre. Pas de place pour la beauté dans le monde d'Ava. Un petit rire mauvais franchissait ses lèvres alors qu'elle secouait vivement la tête pour contester les paroles de Novak « Non non non. Je refuse de remettre un seul pied là-bas. Je suis pas sortie pour y retourner quand ça va pas. Pour quoi je vais passer en plus. Et me taper tout le chemin pour recevoir un message qui me dit que ta pauvre patiente a besoin de toi ? Ça ira, merci. ». Ava n'arrivait pas à accepter le fait que quelqu'un d'autre pouvait avoir besoin à ce point de Novak. A vrai dire, cette patiente avait tout un tas de personnel à sa disposition et puisqu'elle ne parlait pas, elle se fichait sans doute du psychiatre qu'on lui attribuait. AJ, elle, était seule dans la nature, livrée à elle-même. C'était injuste, voilà. Aller chez Novak pourrait être une solution, mais passer la nuit chez lui à parler de ses problèmes, c'était trop bizarre... Elle risquait d'y prendre goût, et le voir s'éloigner un peu plus serait trop dur. Si elle commençait à se sentir bien chez lui, ils étaient foutus. Puis en lui proposant de passer après son travail, Ava avait l'impression qu'il tentait de lui faire croire qu'elle ne passait pas à la trappe. Ouais, elle voyait le mal partout depuis qu'elle avait entendu parler de cette patiente. Elle sentait qu'elle le perdait un peu plus chaque jour, alors comment être optimiste, franchement ?.

Elle buvait une nouvelle gorgée de son café et se tournait pour observer Novak avec ce regard si dur qui lui était propre. Le ton sur lequel il venait de lui demander si elle lui en voulait la fit presque fondre sur place, un comble pour une jeune femme froide et entrain de se peler, qui plus est. Elle culpabilisait presque d'être aussi mauvaise et dure avec Novak. Elle n'allait pas lui balancer en plein visage que si, elle lui en voulait, mais que celle à qui elle en voulait le plus, c'était sa patiente. Le pauvre... Après s'être mordue violemment la joue pour ne pas dire ce qu'elle pensait vraiment, elle lâchait donc, en tachant de ne pas montrer que cette situation l'affectait plus qu'elle ne le devrait « Mmmh non, bien sûr que non. Faudrait que je sois complètement stupide pour t'en vouloir. Après tout, tu as un métier qui est important pour toi et pour les autres, tu peux pas tout foutre en l'air pour une personne. ». Elle tentait un sourire à peine forcé, puis sans le vouloir, elle laissait son amertume et sa peine reprendre le dessus. Elle commençait à marmonner, comme si elle se parlait à elle-même, les mâchoires serrées, en roulant des yeux « Faut que je me fasse à l'idée qu'un jour le cas Ava Rutherford sera classé et que tu reprendra ta vie de psychiatre et moi ma vie de merde. C'est bon, c'est rien, j'ai l'habitude qu'on me jette. », finissait-elle en balançant son café à moitié plein dans la poubelle à côté, avant de se lever brusquement et d'enfouir son visage dans son manteau afin de cacher les larmes qui montaient. A ce moment précis, elle se détestait de s'être attachée à ce psychiatre qu'elle méprisait autrefois... Si elle n'avait pas été aussi idiote, jamais elle ne serait entrain de pleurer et d'avoir peur de perdre un ami.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Lun 19 Oct - 19:30

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« non, j'sais pas ce que c'est. j'avais mes raisons, elle a les siennes. » son doctorat en psychologie ne l'aide en rien dans de telles circonstances, on ne le penserait même pas psychiatre lorsqu'on voit sa totale incapacité à vivre en société. il n'a jamais su faire ça, tenir des conversations normales avec les autres. il ne saurait dire ce qui passe par la tête d'ava, mais il sait que ce n'est rien de bon. il n'a pas su prévoir qu'elle se vexerait, alors à quoi il sert ? « je ne dis pas le contraire. » il sait pertinemment qu'elle s'est attachée à lui, comme il s'est attaché à elle, mais n'a aucune idée de ce que l'évocation de sa nouvelle patiente lui fait. n'étant pas du genre jaloux, le concept lui échappe et ne lui effleure même pas l'esprit.
novak n'observe plus vraiment ava avec les yeux d'un psy, son regard sur elle a changé depuis déjà plusieurs semaines. même avant sa sortie, ce n'était plus pareil. c'est depuis sa fugue, surtout, qu'il la voit avec les yeux d'un ami. ce n'est visiblement pas une bonne chose, il ne la comprend plus aussi bien. peut-être ne fait-il plus aussi attention qu'avant. peut-être n'a-t-elle pas tout à fait tort, peut-être l'oublie-t-il un peu. il n'a pas l'habitude d'avoir des amis, ni de se préoccuper de personnes extérieures à son métier. certes philanthrope, il n'en demeure pas moins qu'une fois sa journée de travail terminée, il aime à se délasser en oubliant de raisonner comme un psychiatre et ne plus penser exclusivement aux autres. « c'est toujours la même chose ces derniers temps... » il en a conscience, mais il n'a pas d'autre option. il n'a rien à lui proposer qui puisse la calmer, il ne peut ni abandonner son travail au centre, ni l'abandonner elle. et il ne veut ni l'un ni l'autre. ava pourrait parfaitement voir un autre psychologue, mais non seulement le travail serait à reprendre depuis le début, et elle ne l'accepterait jamais. et c'est son cas, son travail, sa patiente, sa ava, il n'a pas l'intention de tout lâcher.
l'amertume dans sa voix lorsqu'elle évoque indiana irrite légèrement novak, qui n'a pas l'impression de devoir se justifier auprès d'elle pour le métier qu'il exerce. il sait que c'est très difficile pour elle, mais elle ne peut continuer de lui faire sans cesse les mêmes reproches. que veut-elle qu'il fasse ? « oui, elle a besoin de moi. elle est malade, je sais que tu peux le comprendre même si tu répugnes à ce que je compare vos cas. vous êtes très différentes et ce qui vous a menées à moi n'a rien avoir, mais elle a autant besoin de moi que toi lorsque tu étais à sa place. » il est toujours aussi calme malgré les sentiments contradictoires qui l'habitent. « tu vas mieux ava. tu vas beaucoup mieux, mais tu n'en as pas conscience. tu ne te rends pas compte que tu sais te débrouiller seule. ça ne veut pas dire que je ne serai plus là pour toi, mais que tu n'as plus besoin de moi. tu as la capacité d'aller encore mieux, d'être heureuse, et je serai toujours là si tu veux de moi. » bien sûr qu'il serait là, qu'elle le croit ou non il ne l'oublie pas. il l'aime beaucoup, il tient à elle. elle n'est pas un cas parmi d'autres -d'ailleurs personne ne l'est pour lui, mais c'est encore différent avec ava.
pour la première fois depuis l'arrive de la jeune femme, novak porte son thé à ses lèvres. cela le réchauffe et le calme à la fois, lui qui n'a de toutes manières pas pour habitude d'être fâché très longtemps. il est plutôt patient et dévoué, du genre à ne pas prendre les choses trop à cœur sachant que, en particulier avec ava, on ne pense pas toujours ce qu'on dit. les facteurs qui influencent la parole sont trop nombreux que pour s'y fier. il l'interroge sur son ressenti par rapport à l'annulation de leur dernier rendez-vous, persuadé qu'elle lui en veut mais souhaitant tout de même l'entendre à ce sujet. sa réponse sonne faux, mais il ne relève pas. il la regarde sans mot dire, se demandant s'il doit à nouveau s'excuser ou laisser couler. elle tranche à sa place. « faut que je me fasse à l'idée qu'un jour le cas ava rutherford sera classé et que tu reprendras ta vie de psychiatre et moi ma vie de merde. c'est bon, c'est rien, j'ai l'habitude qu'on me jette. » elle balance son café et se lève. nova met quelques secondes à réaliser ce qui se produit exactement.
« ava, attend moi », lance-t-il en accourant derrière elle. il se place devant elle de façon à lui barrer le passage et se risque à la prendre par les épaules bien qu'elle n'ait jamais apprécié les contacts avec qui que ce soit depuis qu'il la connait. « je ne vais ni te remplacer, ni t'oublier, ni te jeter, ni quoi que ce soit. ava, tu es unique, tu n'es absolument pas une patiente parmi les autres. d'ailleurs tu n'es plus une patiente, tu es plus que ça et j'ose croire que tu ne me considères pas uniquement comme étant ton psychiatre. oui, ton cas sera un jour classé et ce sera pour moi un bonheur d'avoir réussi à te rendre le sourire et un certaine joie de vivre. tu devrais te réjouir de ta sortie et de ta guérison. » après sa course et son monologue, il reprend enfin son souffle. mais n'en a pas fini: « je t'aime ava, je t'aime beaucoup et jamais je ne te laisserai tomber. je tiens à toi, à notre amitié et à ce que tu ailles mieux. c'est tout ce qui me préoccupe. je n'ai plus autant de temps à te consacrer mais ça ne veut pas dire que je ne pense plus à toi. au contraire. tu dois savoir qu'annuler notre dernier rendez-vous m'a coûté mais que je ne peux pas abandonner mes patients, pas même pour toi alors que tu comptes plus que n'importe qui. » il se tait enfin et lui adresse un vague sourire. il est plus gêné qu'autre chose après ce déballage de sentiments, mais il fallait bien que ça sorte un jour ou l'autre. aujourd'hui semble le moment adéquat puisqu'elle ne semble pas se rendre compte de la place et de l'importance qu'elle a pris dans sa vie. novak essuie les larmes d'ava.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Mer 28 Oct - 17:42

Ava ne le faisait pas exprès, c'était plus fort qu'elle. Elle imaginait parfaitement ce que cette pauvre femme endurait. Elle se mettait à sa place: avoir un psychiatre comme Novak Ledger devait la rassurer, même si elle refusait de parler. AJ savait ce qu'elle traversait, même si son cas devait être différent du sien. Voir ce fameux docteur Ledger débarquer avait véritablement changé sa vie, et c'était grâce à lui que la blonde pouvait à nouveau vivre avec son père. En le voyant pénétrer dans sa chambre, qui était plus une cellule qu'autre chose, Ava était loin d'imaginer qu'elle finirait par lui parler et par se confier. Si quelqu'un lui avait dit qu'elle serait capable de supporter sa présence, et de s'entendre aussi bien avec un foutu psychiatre, Ava aurait hurlé de rire avant de piquer une crise. Novak était un excellent psychiatre, et une personne extraordinaire. Jamais elle n'avait vu un homme aussi bienveillant et doux. Il était une véritable perle rare. Certes pour être un psychiatre, il fallait au moins être bienveillant, mais cette gentillesse dépassait le cadre professionnel. C'était simplement dans sa nature. La jeune femme avait conscience qu'elle était chanceuse d'être amie avec Novak, et elle avait peur de le perdre. Si une fille comme elle pouvait ressentir autant de choses pour lui, il était impossible que d'autres ne LES ressentent pas. Ava n'avait rien d'extraordinaire, elle n'était pas fréquentable, pas bonne... Elle n'avait rien qui pouvait retenir Novak auprès d'elle une fois ses problèmes réglés.

En apprenant qu'Ava n'avait personne à qui parler, Novak s'était senti visé et c'était bel et bien le but de ses propos. Elle se plaignait de ne pas le voir aussi souvent qu'elle le voudrait, ce qui était plutôt injuste. Il n'y pouvait rien et elle le savait, mais quelque part, elle lui en voulait. La jeune femme était persuadée qu'il se lassait d'elle et qu'il estimait son cas classé maintenant qu'elle était dehors. Malgré cela, il avait cherché à la rassurer et avait proposé des solutions afin qu'ils se voient plus souvent. Contrariée, Ava avait trouvé un moyen de tout refuser, puisque de toute manière, la pessimiste qu'elle était ne voyait aucune véritable solution. Elle allait passer au second plan, point. La blonde détournait le regard et levait les yeux au ciel. Il parlait encore de sa patiente, qui avait besoin de lui, qui était malade, chose qu'elle pouvait comprendre... Bla bla bla. Elle fermait les yeux, haussant les sourcils, ne cachant même pas son agacement. Elle avait hâte qu'il change de sujet. Levant le ton subitement, elle s'exclamait en tapant du pied « J'ai jamais contesté le fait qu'elle avait besoin de ton aide ! Ça va ! ». Deux secondes plus tard, ses traits se radoucirent et elle regardait droit devant elle, comme si de rien n'était. AJ soupirait longuement en entendant ses propos, comme quoi elle allait mieux, mais qu'elle ne s'en rendait pas compte... Si elle voulait de lui auprès d'elle malgré tout ? C'était plus qu'une évidence, mais ce n'était pas vraiment à elle de décider. Levant les yeux au ciel -encore, oui, Ava répondait « Je suis contente d'être sortie de cet asile de merde. C'est juste que... », Ava se tut et le regardait du coin de l'œil, angoissée a l'idée de lui dire ce qu'elle ressentait. Elle allait passer pour quoi si elle lui disait ce qui la tracassait ? Franchement... Finalement, Ava se dégonflait et se contenait de dire en secouant la tête « Laisse tomber. ». Elle aurait voulu lui expliquer, parce qu'elle lui en avait déjà tellement dit que ce délire ridicule ne devrait pas vraiment le surprendre... À part de la déception face à un tel égoïsme, elle ne voyait pas ce qu'il pourrait bien ressentir d'autre.  « Ava ? Tu m'en veux pour la dernière fois ? ». Alors qu'elle essayait de trouver du courage pour lui parler en toute sincérité, cette question de Novak venait de la prendre par surprise. Elle avait tenté de mettre de côté son amertume et sa rancune pour le rassurer, parce qu'elle ne lui en voulait pas vraiment... La gentille Ava, celle que seuls son père et Novak peuvent voir, ne voulait pas qu'il culpabilise alors qu'il faisait tout son possible pour être présent auprès d'elle. Mais ce fut un échec et la belle avait craqué. Ne se préoccupant même plus de son ami tant elle était triste et en colère, Ava s'enfonçait dans le parc en essayant de se débarrasser de ces larmes qui brouillaient sa vue.

En voyant le beau brun se planter devant elle, Ava se stoppait net et croisait les bras. Bêtement, elle s'exclamait, en colère « Laisse moi ! J'ai rien à te dire ! ». Alors qu'elle allait repartir, elle se prit comme une décharge en sentant les mains de Novak se poser sur ses épaules, qu'elle fit rouler presque immédiatement, avant de se détendre pour ne pas repousser le brun. Elle détestait qu'on la touche, et ce depuis sa plus tendre enfance. Avec le temps, cela ne s'était pas arrangé et les médias aimaient dire qu'elle était froide avec ses fans, alors qu'elle n'aimait pas la proximité avec une foule agitée et des flashes aveuglants lui empêchant de rester vigilante. Mais de toute manière, tout était bon pour la descendre dans la presse. Enfin, tout cela était une époque révolue... « Qu'est-ce que tu veux que je te dise !? Qu'on n'a jamais fait réellement attention à moi. Qu'on a attendu que je tombe malade pour s'occuper de moi et que je veux pas que ça recommence !!? ». Si au début, elle parlait tellement rapidement sous l'effet de la colère qu'elle en était à bout de souffle, elle s'était calmée un peu après avoir marqué une courte pause. Ava soupirait et poursuivait « Novak... Le seul qui m'a vue quand j'étais au fond du gouffre, c'est toi. Et pourtant tu m'as fait me sentir à peu près normale... J'étais pas une simple patiente, un nouveau dossier intéressant dont tu devais te débarrasser pour justifier ton salaire. Tu m'as jamais regardée comme si j'étais une malade, une bête de foire. Encore mieux, tu t'es engagé à rester auprès de moi après ma sortie. Moi qui pensais que tu allais être comme les autres, tu as pu m'aider et aujourd'hui, t'es là... Tu m'achètes mon café préféré alors que je suis exécrable, tu es toujours gentil... Je sens que tu me juge pas, que ce que j'ai pu te dire n'a aucune incidence sur notre relation. C'est comme si on était juste des amis, et que tu as le don de me comprendre comme personne. ». Elle fut secouée par un sanglot « Dis moi combien de fois dans sa vie on a la chance de faire ce genre de rencontre ? Le genre de rencontre qui change vraiment ta vie ? Une fois. Je sais. C'est con, c'est ridicule et scandaleux que je prenne mal le fait que quelqu'un puisse avoir besoin de toi... Je suis passée par là moi aussi, je devrais comprendre et l'accepter... ». Elle se frottait les yeux pour mieux voir son ami, et tentait de se concentrer sur ce qu'il disait, au lieu de se laisser submerger par toutes ces émotions. Elle l'écoutait attentivement, en laissant les larmes couler sur ses joues. « tu es plus que ça et j'ose croire que tu ne me considères pas uniquement comme étant ton psychiatre. », elle se contentait de secouer la tête doucement, avec une moue d'enfant. S'il n'était qu'un psychiatre, elle n'aurait jamais autant apprécié sa compagnie et ne se serait jamais rendue malade en imaginant qu'elle pourrait le perdre. Aucune autre émotion ne passait sur ce visage trempé, alors qu'elle continuait à écouter ce que Novak avait à lui dire. Elle baissait la tête et faisait rouler les graviers sous ses pieds, pour avouer timidement à son ami « Je veux pas te retenir, que tu te dise que comme je suis fragile et j'en passe, tu peux pas me laisser de côté. Je veux pas être un poids pour toi. Je m'en fiche d'être seule, c'est pas ça le problème, c'est pas pour ça que je réagis comme ça. C'est qu'être sans toi ça me fait peur... Je veux pas tourner la page et dire que la seule personne bien qui m'a toujours respectée n'est plus qu'un souvenir. ». Elle sentait sa gorge se serrer et elle ignorait si elle était capable de continuer une telle discussion. La réponse de Novak fit louper un battement à son petit coeur  « Je t'aime Ava, je t'aime beaucoup et jamais je ne te laisserai tomber... ». Les larmes commençaient à se tarir suite aux paroles de Novak. Il tenait à ce point à elle ? Ses aveux lui firent chaud au coeur et Ava fut incapable de cacher sa surprise en entendant tout cela. Comment pouvait-il autant aimer une personne comme elle... Elle était cynique, désagréable, impulsive, rancunière et avait beaucoup plus de défauts que de qualités. Lui, il n'avait, aux yeux de la jeune femme, que des qualités.

Elle le laissait essuyer ses larmes. Elle se sentait vulnérable, et n'était pas très à l'aise. Jamais la jeune femme n'avait été confrontée à de tels sentiments, à des choses aussi positives que son affection pour Novak et celle que le psychiatre ressentait pour elle. Elle était heureuse que la première personne à lui parler ainsi soit une personne responsable, honnête et adorable comme Novak. Connaissant le trentenaire, elle savait qu'il n'était pas une personne très à l'aise avec ce genre de choses. Ils se ressemblaient sur ce point là. Elle lui souriait et sans trop réaliser ce qu'elle faisait, Ava se jetait presque dans les bras de Novak « Je voudrais tellement être normale, être quelqu'un de bien pour pouvoir te rendre au moins le quart de ce que tu m'as apporté... Que tu sache que je m'accroche pas à toi par désespoir, que toi aussi tu peux me parler, que ça ne fonctionne pas que dans un sens.. ». Ava se blottissait dans ses bras et fermait les yeux. Elle tentait de ne plus pleurer et s'abandonnait un peu. La blonde détestait se montrer aussi vulnérable, être dans un tel état, mais elle était avec Novak. Tout était différent avec lui, puis elle était toute retournée, alors la blonde pouvait se permettre d'être affectueuse. Finalement, être dans ses bras lui permettait de ne pas le regarder dans le blanc des yeux après ces confessions un peu gênantes. La belle Ava espérait qu'il parviendrait à passer plus de temps avec elle, car son cerveau allait repasser en boucle cette scène, et donc, elle aurait beaucoup de mal à ne plus penser à son Novak. « Tu comptes plus que n'importe qui. », elle souriait en repensant à ces mots et serrait un peu plus fort Novak, avant de dire, de peur qu'il ne la prenne pour une fille faible et trop collante « Si tu m'aimes tant, tu vas me repayer un café... N'est-ce pas ? Et cette fois, si je dois le jeter, ce sera sur toi... Pour te réchauffer. ». Ava se détachait juste assez pour pouvoir le regarder dans les yeux, et lui offrir un sourire, accompagné d'un petit rire.
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MessageSujet: Re: moondust ◇ nava   Sam 31 Oct - 12:35

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si d'un point de vue psychologique novak comprend les réactions d'ava, il est loin d'en saisir tout le sens. il est peu expérimenté en matière de relations humaines, tout cela le dépasse donc un peu. on ne lui a pas appris à gérer ses amis et à suivre leurs raisonnements. au final, il est plus doué avec des personnes malades qu'avec des gens "normaux". ava, elle est un peu entre les deux. mais, surtout, son affection pour elle altère son jugement. il le sait très bien. depuis maintenant des semaines, il a dépassé le stade d'une simple bienveillance à son égard. il pense même avoir dépassé le stade amical mais, une fois de plus, il n'est pas suffisamment expérimenté à ce sujet que pour en être certain. il est comme un enfant face à un phénomène nouveau qu'il ne s'explique pas, et il tâtonne dans le noir à la manière d'un aveugle sans chien ni canne. du coup, lorsqu'elle s'énerve et tape du pied il se contente de la regarder sans exprimer le moindre sentiment. il n'éprouve de toutes manières pas grand chose, subissant ses réactions avec tout son professionnalisme. pas sûr que ça aide qui que ce soit, mais c'est aussi une façon de se protéger. il ne prend pas les choses personnellement, c'est plus simple ainsi. autrement, il se minerait le moral à se dire que tout est de sa faute et qu'elle lui en veut. non, il voit les choses comme le psychiatre qu'il est: elle est encore fragile, un rien l'irrite. jusqu'à ce qu'elle se lève subitement pour partir. là, il réalise enfin que c'est effectivement lui le problème. lui et leur relation qui dépasse largement le cadre professionnel. lui et son caractère qu'on lui a déjà dit trop attachant, provocateur de dépendance.

« laisse moi ! j'ai rien à te dire ! » les promeneurs tranquilles se retournent sur eux pour voir ce qui se passe. sans doute les apparentent-ils à un couple en pleine dispute, la fille qui part précipitamment en pleurant et l'homme qui la poursuit... s'ils savaient à quel point ça n'a rien avoir. ils sont seulement... bizarres. novak ne saurait qualifier leur relation, le mot pour décrire ce qu'ils sont n'existe pas encore. il sait seulement qu'il tient à elle, trop pour la laisser partir sans lui dire tout ce qu'elle doit savoir, trop que pour réfléchir à ce qu'il s'apprête à déballer et à la gêne que cela occasionnera.
il la prend par les épaules et la sent se crisper sous ses doigts. pourtant, elle ne se dégage pas. la suite lui tire un sourire qu'il ose à peine esquisser, parce que c'est à la fois gratifiant et déprimant de l'entendre revenir sur leur relation. il ne se rend pas compte du véritable impact qu'il peut avoir sur ses patients, de ce qu'il représente pour ava, que son dévouement est remarqué et apprécié. tout ce qu'il fait, c'est par altruisme et philanthropie purs et simples. en dépit de tout ce qu'elle dit de positif, les larmes ruissellent toujours sur ses joues lorsqu'elle reprend en lui demandant combien de fois dans un vie on fait ce genre de rencontre. la réponse est évidente, et elle la donne elle-même. une fois. « ce n'est pas ridicule ou scandaleux, nous avons une relation très profonde et éloignée à souhait de ce qu'on aurait pu imaginer, et tu as besoin de savoir que c'est unique. c'est normal. et je te rassure, toi et moi c'est parfaitement unique. » ça sonne bizarrement, trop fort, trop profond. trop tard, cependant, pour ravaler ces paroles. et ce n'est pas si grave, parce que même s'il l'exprime maladroitement ce qu'il pense est parfaitement clair. « c'est qu'être sans toi ça me fait peur... je veux pas tourner la page et dire que la seule personne bien qui m'a toujours respectée n'est plus qu'un souvenir. » à cela, il répond une vérité simple, évidente, et à la fois tellement surprenante que lui-même se demande pourquoi il le lui dit avec tant de naturel. il l'aime, il tient à elle, à ce qu'ils sont même si c'est complexe et non identifiable. il ne s'imagine plus sa vie sans elle, car les choses n'auraient plus la même saveur. il apprécie bien trop de la voir, de l'écouter et de voir qu'elle évolue, va beaucoup, grâce aux efforts qu'il déploie. il n'a jamais eu l'intention de reprendre simplement sa vie solitaire une fois le cas rutherford classé, parce qu'il pense constamment à elle. il ne peut s'empêcher de songer à ce qu'elle ferait ou dirait lorsqu'il est seul face à une situation, aussi banale soit-elle.

alors qu'il finit d'essuyer les larmes qui roulent sur ses joues, ava se jette presque dans ses bras. il n'a pas le temps de comprendre. elle l'enlace et il referme ses bras sur elle avec un naturel déconcertant, pour une chose qui n'est ni habituelle ni naturelle chez eux. elle n'aime pas qu'on la touche, tandis que novak n'est pas très câlin ni quoi que ce soit. mais la sentir contre lui est à des années lumières de le déranger. c'est même perturbant car agréable. « tu n'as pas besoin d'être soit-disant normale pour que je t'apprécie. qui est normal, selon toi ? chacun représente quelque chose de différent, et moi j'aime ce que tu es. j'apprécie autant tes qualités que tes défauts, tu n'as pas besoin de te justifier ni de te changer avec moi... avec personne, d'ailleurs, tu n'as pas besoin d'artifices. » elle est blottie contre lui, et lui qui d'ordinaire ne saurait plus où se mettre dans ce genre de situation ne fait même pas attention aux regards étonnés, voire parfois attendris, qu'on leur lance. il sent qu'elle cesse doucement de sangloter et cela le libère instantanément du poids de la culpabilité. de plus, il est soulagé de ne pas se retrouver tout bête face à elle après lui avoir dit de but en blanc qu'il l'aime beaucoup.

« je sais tout ça », sourit-il bien qu'il ne soit pas le moins du monde disposé à lui communiquer quoi que ce soit concernant sa propre existence. pas qu'il ne lui fasse pas confiance, loin de là, mais il a le rôle facile de celui qui écoute. le fait est qu'il n'a ni l'envie ni le courage de se confier à qui que ce soit. tout ce qu'ava sait de lui, c'est qu'il a vu un psychologue car il avait des problèmes. il n'a jamais explicité les problèmes en question, se contentant d'évoquer le fait que c'était dû aux moqueries provoquées par son côté surdoué solitaire. il n'a non seulement pas envie d'en dire plus, mais pas vraiment besoin non plus. c'est derrière lui -du moins il tente de s'en convaincre- et les seuls problèmes qui lui importent à ce jour sont ceux de ses patients. il aime écouter, analyser, comprendre et conseiller. il aime se sentir utile, et être récompensé du sourire d'un dépressif, de la voix d'un patient muré dans le silence,... il aime à écouter ava se confier à lui, même quand c'est dur à entendre, même lorsqu'elle s'emporte, ou qu'elle pleure. c'est à ça qu'il sert, écouter sans juger. écouter et aider.
« te repayer un café ? alors juste un, et si j'ai une seule goutte sur moi tu laveras mes vêtements » réplique-t-il avec une joie feinte. il est encore songeur, et sans doute ruminera-t-il leur conversation des jours durant. il constate qu'elle n'est pas plus à l'aise que lui, raison pour laquelle elle plaisante de la sorte. ça l'arrange qu'elle le fasse, d'ailleurs, car il n'a jamais été doué pour changer de sujet. se détachant (un peu à contre-cœur) d'ava, il embrasse son front puis s'éloigne rapidement en sortant son portefeuille de sa poche pour se donner une contenance. il est vite mal à l'aise, novak, c'est comme ça. il s'installe dans la file formée devant le stand et attend en jouant avec sa monnaie.
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