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 ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.

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you're in savannah


gardens
J'ai posé mes valises le : 30/09/2015 Mon avatar est signé : twisted lips. et j'ai posté un total de : 34 Sinon, on m'appelle : HIMR.

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MessageSujet: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:14


   
Ava-June "AJ" Rutherford
emma roberts

         

Je m'appelle Ava-June Rutherford -mais vous pouvez simplement m'appeler Ava ou AJ-. Né(e) le 16/08/1990 à Los Angeles, j'ai 25 ans et toutes mes dents ! Je suis américaine et j'ai des origines françaises. Je viens d'un milieu plutôt aisé et dans la vie je suis une starlette déchue, au chômage.. Côté coeur, je suis célibataire et sachez que je suis plutôt hétéro.

   groupe: Améthyste.
   crédit(s): Merenwen.


   caractère
   franche - fragile - ambitieuse - cynique - réfléchie - capricieuse - observatrice - arrogante - protectrice - jalouse maladive - drôle (si, si) - anxieuse - cultivée - méfiante - courageuse - autoritaire - rêveuse - écorchée vive - créative - trop fière - fidèle - colérique - ouverte d'esprit - narcissique
survolez l'image
derrière l'écran

   pseudo: HIMR  .
prénom: Vous le connaissez, oui oui  :perv:.
âge: 20 ans  :class:.
où as-tu connu TTS: Je l'ai vu naître wsh.
ton avis: Il est génial, j'adore la nouvelle version et l'intrigue c'est le feu  .
fréquence de connexion: normalement tous les jours.
comptes multiples ? pas encore, évitez de me tenter  .
perso inventé, scénario ou pré-lien?: inventé, bitch.
autres: Je suis comme une folle de vous retrouver ! Vous avez fait du beau boulot, je vous aime et longue vie à TTS    .



   quelques anecdotes

   Ava est la fille d'un réalisateur hollywoodien très connu et d'une ancienne actrice devenue son agent ✵ Elle a toujours été élevée dans le luxe et n'a jamais manqué de rien ✵ Suite au divorce de ses parents, elle s'est retrouvée à devoir vivre chez sa mère, avec qui elle n'a jamais été très proche, préférant son père ✵ Sa mère lui a conseillée de faire du théâtre pour surmonter sa peine, et a fait de sa petite fille sa poule aux œufs d'or ✵ AJ a obéit aux fantasmes de sa mère qui ne parvenait plus à faire carrière ✵ Si AJ avait pu faire des études, elle aurait étudié la criminologie ✵ Comme la plupart des enfants connus, elle est devenue une fêtarde capricieuse, droguée, avec un penchant pour l'alcool ✵ Après plusieurs dépressions, elle a été envoyée par ses parents chez son oncle, à Savannah, pour se ressourcer et arrêter ses excès ✵ Arriver chez son oncle Joey, sans drogue, sans alcool et sans amis pour sortir, ses troubles ont reprit le dessus ✵ Elle a été internée après une tentative de suicide loupée, et après avoir menacé son oncle de se tailler les veines ✵ Ava n'a jamais été une fille facile à gérer, et encore moins une fois internée, contre son gré ✵ Sa rencontre avec Novak Ledger a provoquée un véritable déclic, et il est devenu le seul psychiatre à pouvoir l'approcher et lui parler ✵ En apprenant que son père était atteint d'un cancer incurable, elle a décidé de remonter la pente et d'accepter de se confier au docteur Ledger pour sortir rapidement ✵ Son père a été sa seule motivation pour s'en sortir, voulant profiter de son père et lui donner, au moins une fois, une bonne raison d'être fière ✵ Depuis sa sortie il y a deux semaines, elle reste enfermée avec son père Michael, et son oncle. Elle a peur des tentations et de ses vieux démons. ✵ Novak veille toujours sur elle, puisqu'il n'y a que lui qui peut s'occuper de son suivi psychologique; Ava s'est beaucoup attachée à lui et même si elle a du mal à se l'avouer, elle a besoin de lui pour avancer. ✵ Elle fume beaucoup ✵ Elle adore peindre et dessiner, mais elle refuse de parler de ses nouvelles passions ✵ Elle aimerait commencer des études, mais ne se voit pas se mélanger à des inconnus.. Elle n'aime toujours pas les gens. Certaines choses ne changeront jamais.

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J'ai posé mes valises le : 30/09/2015 Mon avatar est signé : twisted lips. et j'ai posté un total de : 34 Sinon, on m'appelle : HIMR.

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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:14

what's your love story ?
“you like your girls insane”

         


Lui est un réalisateur à succès, meilleur ami de Martin Scorsese, elle est une actrice française. Il est solitaire, bourreau de travail, divorcé depuis quatre ans. Elle est mariée à un musicien qui ne fait pas l’unanimité dans le pays, et qui est plus détesté qu’autre chose. Le couple bat de l’aile, elle n’est plus heureuse. Ils se croisent sur un plateau, et cliché absolu : ils tombent amoureux. Ce n’est que quelques mois après la sortie du film qu’il commence à sortir avec elle. Jusqu’à ce jour, ils avaient refusé de répondre aux rumeurs, afin que la promotion du film ne tourne pas qu’autour de questions intimes sur eux deux. Une fois le divorce prononcé, elle devient l’épouse de Michael Ruthford et donne naissance, six ans plus tard, à la petite Ava-June Ruthford sous le feu des projecteurs. Un nom associé à des associations, des voyages humanitaires. Sa mère aime faire un tas de choses, se montrer et veut à tout prix utiliser sa notoriété. Le mari, lui, est très discret. On n’entend parler de lui que lorsqu’il travaille, il ne fait jamais de frasques et sort très rarement de son immense propriété. Il soutien sa femme et sa fille dans leurs projets, mais uniquement dans l’ombre.

Ava fut donc plongée très tôt dans le milieu du showbiz. Elevée dans une villa excessivement grande et coûteuse sur les hauteurs de Beverly Hills, avec un chef cuisinier et des domestiques, la petite a toujours été choyée et n’a jamais rien fait par elle-même. Elle fut élevée comme une véritable petite princesse, toujours bien entourée, toujours gâtée… Elle se savait privilégiée et malgré les associations dont sa mère faisait partie, elle n’avait pas honte de faire des caprices ou d’être inondée de cadeaux. Elle était née comme ça, dans une bonne famille, pas de quoi rougir. Elle ne se sentait pas concernée par les petits malheurs dans le monde, enfermée dans sa cage dorée, en sécurité et en bonne santé. Oui, quelle sale petite peste n’est-ce pas. Il faut dire que Beth Ruthford n’était pas la femme la plus compatissante du monde, faisant tous ces voyages pour se faire bien voir, et sachant que l’argent ne manquerait jamais, elle faisait un tas de dons un peu partout. Ava se souviendra toujours d’une de ses conversations téléphoniques « De quoi ? Un hôpital pour les enfants dans un patelin en Afrique ? Oui, oui si vous voulez. Par contre, je veux qu’il porte mon nom, vous comprenez bien que ce sera un sacré coup de pouce pour tout le monde. ». Alors ne vous étonnez pas en voyant à quel point Ava pouvait être nombriliste parfois. Tout allait pour le mieux dans le petit monde de la jolie poupée Ava-June, jusqu’au jour où Michael craqua et sans crier garde, quitta Beth. Paf, douze ans, premier coup dur. La jeune Ava avait toujours été plus proche de son père que de sa mère, malgré les apparences, et il avait toujours les mots pour la rassurer. Elle se sentait plus en sécurité, plus heureuse et plus considérée avec son père. Il vivait de sa passion, travaillait beaucoup, mais c’était un homme intéressant avec qui elle retrouvait un semblant d’humanité et redevenait une petite fille normale… Une petite fille qui n’avait jamais tournée dans des pubs plus jeune, et qui n’était pas déjà pourrie par l’argent facile. Cela arrivera plus tard, mais en attendant, à douze ans, le seul qui faisait ressortir le bon côté de la petite Ava, c’était Michael. Avec Beth, il n’était question que des affaires, de ses rôles, des cachets qu’elle touchait et de la future carrière de sa petite fille chérie. Elle savait que son divorce avec Michael Ruthford allait lui faire perdre de l’argent, et que si elle ne récupérait pas AJ, elle risquait d’être ruinée très vite, vu son rythme de vie. Si elle n’obtenait pas la garde  de la petite –sa poule aux œufs d’or, elle risquait de mal finir.

Beth obtint la garde d’Ava, et c’est le cœur brisé que la jeune AJ dût se contenter des week-ends et des moments de calme dans la vie agitée de son père, pour passer du temps avec lui. Un déménagement, un changement d’école, un changement de vie… Ce fut difficile pour AJ, qui se renfermait sur elle-même. Sa mère parvint à convaincre sa fille de reprendre la comédie, et de prendre des cours de théâtre pour se changer les idées. Elle n’arrivait même plus à aller en cours, refusant tout contact avec les  jeunes de son âge, mais la seule chose qu’elle arrivait à faire sans faire des crises de larmes, c’était ses cours de théâtre. Beth avait autorisé sa fille à étudier à domicile, pour ne pas trop la brusquer et gagner son affection, et la faisait auditionner pour tout et n’importe quoi, l’engageant parfois dans des aventures foireuses.  D’actrice moquée, incapable de choisir de bons rôles, Beth devint l’agent de sa fille chérie, de sa belle poule aux œufs d’or.




A l’âge de 14 ans, elle tente sa chance dans une série pour ados, et devient une star récurrente de la série. Elle fait la couverture d’un tas de magazines, et devient la lolita préférée des jeunes filles. Elle deviendra ensuite une IT-GIRL, celle que tout le monde veut connaitre ou voudrait être… Cette notoriété soudaine fut au départ très amusante, quoi qu’un peu effrayante, mais Ava la vivait plutôt bien. Sa mère arrivait à lui montrer le bon côté des choses, et la protégeait énormément. L’insouciance d’Ava lui empêchait d’écouter ce que les gens disaient ou écrivaient sur elle, ce qui n’était pas une si mauvaise chose. Il n’y avait que très peu de commentaires négatifs sur elle. Elle était propre  sur elle, bien élevée, toute mignonne sur les plateaux télé… Rien à redire. Seulement, tout le monde craignait qu’elle ne disparaisse d’ici quelques années et qu’elle sombre comme de nombreuses starlettes. Beaucoup aimaient faire des plans sur la comète et lui prédire un sombre avenir, où elle n’aurait plus sa place dans le milieu après l’arrêt de sa série ridicule pour ados.  En grandissant, sa mère lui laissait plus de liberté et Ava passait beaucoup de son temps libre sur internet. Erreur fatale, sa mère aurait dû l’avertir, la protéger ou faire quelque chose… Mais rien. Elle n’avait rien fait. Agée de 18 ans, Ava s’asseyait devant son ordinateur, bouteille de whisky en main, et lisait les commentaires désobligeants à son sujet. Lorsqu’elle était seule chez  sa mère, elle se saoulait en pleurant devant la méchanceté des gens. Elle trouvait des photos d’elle dans la rue, avec  des amis, en sortie de boîte… Avec des légendes ignobles, même sur les photos les plus simples. Des critiques sur son physique qui avait changé, son corps d’enfant parce qu’elle  n’avait pas une poitrine assez grosse, traitée de cadavre, de fille facile parce qu’elle voyait beaucoup d’amis… Sa première sortie un peu trop alcoolisée avait été immortalisée par les paparazzis, qui s’amusaient à vendre les photos à la presse ; « AJ Rutherford, la lolita devenue trash ! ». Tout ça pour une jupe un peu courte et quelques verres en trop. Souvent, la nuit, elle téléphonait à son père, un peu éméchée et en pleurant. Elle savait qu’il ne fallait pas lire tout ça, Ava savait qu’il y avait forcément des choses négatives qui se disaient à son sujet, c’était tout à fait logique. Elle avait des admirateurs, mais un commentaire négatif attirait toujours plus son attention qu’un positif. Son père, Michael, semblait beaucoup plus sensible que sa mère à ce sujet là. Beth lui disait que ça faisait partie du jeu, quant à son père, il lui  disait souvent « AJ, tu ne devrais pas lire tout ça. On ne peut pas plaire à tout le monde, et c’est tant mieux. Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui. Tu te fiche de ce qu’on dit sur toi, nous savons tous que tu es une fille formidable, je suis fier de toi, et c’est tout ce qui compte. Pendant que ces idiots sont derrière leur clavier à écrire des monstruosités, toi, tu vis un rêve… N’est-ce pas ? Alors fonce, ne te préoccupe pas de ces gens, la jalousie et la méchanceté ne les mènera nulle part. Tout ça devrait te pousser à aller encore plus haut… Allez, arrête de pleurer AJ. On se voit dans deux semaines, courage. Je suis en tournage mais tu peux me téléphoner, je tenterai de te rappeler le soir. ». Ava raccrochait, le sourire aux lèvres, et répondait plutôt à ses admirateurs, avant d’aller se coucher pour réfléchir aux propos de son père. Il avait raison et ne s’était jamais laissé abattre, c’était un parfait exemple qu’il fallait qu’elle suive. Seulement, tout cela était plus facile à dire qu’à faire. Enchainant les petits rôles dans des films d’horreur, Ava eut un rôle dans un film à très gros budget, puis dans une série fantastique assez glauque, où elle interprétait une fille narcissique et garce… Un peu comme  dans la vraie vie. Plus le temps passait, plus elle perdait pieds. De plus en plus d’attention de la part des médias, des foules d’admirateurs là où elle allait, de plus en plus de flash  lorsqu’elle marchait dans la rue, des unes de magazines, des interviews… Un rythme très difficile à suivre, et pour tenir, il lui fallait des vitamines. Seulement, lorsqu’elle était invitée dans les soirées, Ava ne se contentait plus de simples vitamines. Non, la jeune femme passait à la drogue. C’était à ceux qui sniffaient le plus rapidement leur ligne de cocaïne. Elle riait aux éclats, en se fichant parfaitement des conséquences « Je gère ! », disait-elle souvent… Oui, bien sûr. La grosse  tête, les soirées, les apparitions rémunérées… Elle devenait comme sa mère, une machine à fric. Dès qu’elle pouvait se montrer, sa mère la sortait et organisait des séances photos. AJ grandissait sous les yeux du public, désolé de voir à quel point ils avaient tous raison : la belle actrice partait en vrille, et personne ne semblait pouvoir l’arrêter.

Une attitude agressive, toujours éméchée ou droguée… Son comportement de diva capricieuse et hautaine faisait d’elle une actrice ingérable que personne ne voulait voir sur son plateau. Trop de contraintes, trop de responsabilités et l’efficacité de la jeune femme sur le plateau de tournage n’était pas garantie, vu ses soucis de concentration à cause de ses nouvelles addictions. Ava ne se rendait pas compte que son image de starlette capricieuse et fêtarde nuisait à sa carrière, et à chaque audition foirée, la belle plongeait un peu plus profond dans la dépression. Ce rythme de vie était devenu tellement banal qu’elle ne comprenait pas  ce qu’elle faisait de mal. Passer sa vie dehors, avec des célébrités, flamber… cela lui paraissait normal. Sa mère, Beth, s’amusait à caser sa fille partout où elle le pouvait, ignorant totalement son mal-être profond. Elle soutenait sa fille, mais Ava était trop rentable –malgré les scandales, pour tout arrêter maintenant. Elle ne cessait de la pousser à bout, afin qu’elle poursuive les auditions, quitte à se ridiculiser. Pistonnée par son parrain Martin Scorsese, AJ fut engagée dans quelques films pour des petits rôles secondaires, pour ensuite faire des apparitions dans des séries, mais jamais bien longtemps. Son père commençait à s’éloigner d’elle, ayant beaucoup de travail avec ses films et sa vie amoureuse. Ava se sentait délaissée par son paternel dont elle était si proche, malgré la distance… Mais avec l’arrivée de ce mannequin, une belle serbe, Ava prit peur et fut persuadée qu’elle perdait son père. Elle enchainait les excès, les conquêtes pour se rassurer et trouver un peu de réconfort. Plus de haine que d’amour, de moins en moins d’amis, qui préféraient s’éloigner d’elle en assistant à sa chute… Ceux qui profitaient de sa belle vie depuis le début, s’éclipsaient petit à petit en la voyant sombrer. Son égo en prit un sacré coup, et mauvaise comme jamais, elle avait le don d’enchainer les bourdes, les vengeances ridicules, les coups bas dans la presse et les scandales. Plus une once d’innocence, ou de gentillesse chez celle qui était juste une gamine paumée. Ava perdait la tête et son père, après des mois de tournage en Europe, en fut tout retourné. Il prit la décision de l’envoyer chez sa famille, à Savannah, afin qu’elle se ressource et s’éloigne du star system. Il culpabilisait, ayant l’impression de l’abandonner et d’être responsable de sa descente aux enfers… Il voulait donc tout faire pour se rattraper. Après quelques semaines de négociation et un voyage en France avec sa fille, Michael l’envoyait chez sa famille, en espérant qu’elle accepterait de voir un psy et qu’elle s’en sortirait.



Elle détestait Savannah… Pour elle, cette ville était un trou paumé. Elle avait passé toute sa vie à Los Angeles, et Ava se retrouvait dans une ville simple et trop calme pour elle. C’était un calvaire et le mode de vie de son oncle Joey était affreusement ennuyeux. Trop pépère pour elle. Tous les jours, AJ râlait et trainait des pieds lorsqu’il l’emmenait au travail ou dans les coins à visiter. Il faisait toujours tout son possible pour qu’elle prenne l’air, qu’elle fasse quelque chose de constructif et qu’elle évite au maximum de prendre des drogues et de boire. Plus elle s’occupait, moins elle pensait, et moins elle avait envie de faire des conneries. Joey savait qu’il ne pourrait pas tout résoudre d’un coup, c’est pourquoi il se montrait indulgent, occasionnellement, lorsqu’elle buvait, fumait ou autre.  Il savait qu’elle prenait sur elle, que c’était dur et que si elle passait un séjour ici, c’était parce qu’elle était au bout du rouleau et que son père ne savait plus quoi faire. Ava s’était rendue chez un psychologue, et avait minimisé ses problèmes. C’était trop drôle de mentir, et mentir allait lui permettre de retourner chez elle plus rapidement. Son oncle était adorable, mais elle le trouvait trop lisse, elle ne se rendait pas compte des sacrifices qu’il faisait en l’hébergeant. Elle ignorait qu’il lui offrait une chance de s’en sortir avant qu’il ne soit trop tard. Elle voyait ce séjour comme une corvée, comme une obligation, quelque chose qu’elle devait à son père pour le rassurer, rien de plus. Ava faisait honte à son père, se comportant comme une petite peste. Elle critiquait sa nourriture, ses goûts, sa vie, ses décisions… Elle était ingrate et infecte avec lui. Joey tentait de rester calme et de ne pas prendre tout au premier degré, sachant que sa nièce n’était plus vraiment elle-même. Il restait très positif et était persuadé qu’elle s’en sortirait. Mais il se trompait. L’état de la jolie AJ se détériorait. Elle achetait tous les magazines people pour voir s’ils parlaient d’elle, consultait les résultats google en tapant son nom, cherchait sur les réseaux sociaux… Elle était obsédée par la célébrité, par ce que les gens disaient sur elle. Il fallait qu’elle sache, pour flatter son égo, elle avait besoin devoir qu’on parlait d’elle. En mal, sans doute, mais c’était toujours ça. A part son oncle et ses parents, AJ n’avait quasiment plus personne, et les réseaux sociaux étaient tout ce qu’il lui restait. Isolée, elle ne se faisait plus harceler et au début, la blonde craignait de se faire oublier. Au final, ce n’était peut-être pas plus mal que tout le monde lui fiche la paix. Derrière son dos, sa mère vidait ses comptes, profitant de son absence pour continuer à se faire plaisir. Elle n’essayait même plus de sortir sa fille de sa dépression, trouvant que son attitude nuisait trop à sa carrière et que tant qu’elle vivrait ainsi, elle ne pourrait plus rien pour elle. Sa mère l’abandonnait, son père travaillait et ne passait pas la voir, Joey travaillait… Elle était seule, seule contre ses démons qui gagnaient du terrain à vue d’œil. En même pas un an, Ava devint méconnaissable. Troubles alimentaires, carences en tout genre, perte de poids, perte de cheveux par poignées, marques sur ses poignets, bleus sur son corps… Ava n’était plus que l’ombre d’elle-même. Mentalement, elle devenait folle et sa bipolarité prit le dessus. Son oncle vit plusieurs vases et autres décorations brisés lorsqu’Ava perdait son sang froid, lui jetant des objets au visage dès qu’il lui refusait quelque chose. Il en arrivait même à avoir peur de la contrarier, ou de croiser son regard lorsqu’elle était de mauvaise humeur. Sa nièce était devenue un monstre, il n’y avait pas d’autres mots pouvant mieux la décrire durant cette période. Ses phases alternaient ; un coup elle ressemblait à un zombie, puis à un fantôme ou une terrible créature violente et imprévisible. Joey ne savait plus quoi faire, et les pulsions suicidaires de la pauvre AJ n’étaient pas rassurantes du tout. Après une longue année à essayer de gérer et de protéger sa nièce, Joey dû se rendre à l’évidence : il ne pouvait rien faire pour elle. AJ ne faisait pas d’efforts et il ne se sentait plus en sécurité avec elle. Il lui fallait prendre une importante décision, après s’être concerté avec Michael, son frère.

« Euh, je sais qu’ici les activités sont incroyablement ennuyeuses, mais je croyais qu’on allait voir des animaux stupides dans des cages. Pas des tarés. », lâchait Ava en regardant par la fenêtre. Une main se posait sur son épaule ; celle de son oncle qui venait de couper le contact. « Écoute, AJ. J’ai eu la consigne de t’emmener dans ce centre. Je ne peux pas gérer une jeune femme qui a autant de problèmes. J’ai tout essayé, mais c’est ingérable et tes parents ont… », Ava tombait des nues et son menton touchait presque le plancher de la voiture « P… Pardon ? Attends, oncle Joey, t’es pas sérieux. ». Elle riait jaune, Ava. Elle refusait de croire que ses proches voulaient se débarrasser d’elle en l’enfermant chez les fous. A vrai dire, elle avait déjà entendu plusieurs fois que la désintox lui pendait au nez, puisqu’elle avait déjà fait un court séjour là-bas. Mais ça… L’air sérieux et désolé de son oncle lui fit comprendre qu’il ne plaisantait pas et que sa vie allait prendre un nouveau tournant. Alors qu’elle jetait un œil à l’extérieur, deux infirmiers attendaient sagement près de la voiture et la voix de son oncle lui disait « S’il te plait, AJ. C’est assez difficile comme ça, ne nous oblige pas à utiliser la manière forte. ». Forcément, Ava ne s’était pas laissé faire. Elle avait tenté de se débattre en hurlant, elle était devenue dingue et avait mordu à sang un des infirmiers. Elle ne supportait plus qu’on la touche, alors son agressivité s’était amplifiée. C’était une maniaco-dépressive, hystérique, lunatique, agressive, avec un fort penchant pour les drogues et l’alcool. La jeune femme avait été incapable de combattre ses démons, et après avoir tenté d’avaler une boite entière de somnifère avec une bouteille de whisky, elle avait menacé son oncle de se trancher les veines lorsqu’il avait refusé de lui avancer de l’argent pour de la drogue. La moindre contrariété pouvait lui faire perdre les pédales, et en effet, Ava avait sérieusement besoin d’aide. Elle avait déjà vu un psychologue, mais elle savait tellement bien mentir qu’elle avait minimisé son mal-être et manipulatrice comme elle l’était, c’était un jeu d’enfant de convaincre les gens qu’elle allait bien et qu’elle n’avait besoin de personne. Mais aujourd’hui, elle ne pouvait plus faire semblant. Au  cours de son admission, on lui annonçait avec un air désolé « Vous ne pourrez recevoir aucune visite pendant deux semaines, le temps de… ». La femme ronde n’avait pas eu le temps de terminer qu’Ava lui balançait « Je ne veux aucune visite, que ce soit cette semaine, ou la semaine d’après. Qu’ils aillent tous crever. ». Clair, net, précis. Elle ne voulait pas que sa famille d’hypocrites vienne lui rendre visite, elle ne voulait pas voir ces visages, ces traitres. Ava ne réalisait pas que c’était pour son bien, non. Pour elle, c’était de la lâcheté. Ils étaient tous là pendant son ascension, personne ne l’avait protégée et maintenant qu’elle sombrait, plus personne ne la soutenait. C’était tellement facile de la jeter avec des tarés…



Ava s'était murée dans le silence depuis son arrivée au centre. Oui, dire centre pour ne pas dire asile, c’était minimiser ses problèmes... C’était un moyen de dédramatiser et de refuser de faire partie de ces tarés qu'elle voyait autour d'elle. Le problème était qu’elle partageait les mêmes troubles que la plupart d'entre eux. Mais égocentrique depuis toujours, elle ne voyait qu'elle. Narcissique, imbus d'elle-même malgré son profond dégoût pour sa personne par moment, elle se pensait au dessus de ces gens... Avant de redescendre et de réaliser qu'elle était comme eux. Elle réalisait qu'elle avait plus de chance que les autres, qu’elle aurait pu marcher dans le droit chemin malgré sa notoriété, mais qu’elle avait tout gâché. Elle s’était fait avoir comme une conne, et elle avait honte. Elle refusait de sortir pour affronter les regards de ceux qui allaient la reconnaître, de ceux qui vivaient le même enfer qu'elle. Ava faisait tout pour rester isolée, quitte à se montrer violente envers les surveillants et infirmiers. Elle ne mangeait rien et refusait les activités de groupe. Les séances à plusieurs, très peu pour elle également. Ava n’était pas là pour faire du social, et si même ici elle devait se forcer, où serait-elle en paix ? Au fond d’un trou dans un cimetière ?. Ava refusait de voir les psychiatres. Comme on ne pouvait pas la trainer jusqu’au bureau, elle restait immobile, les obligeant à venir se poser sur une chaise en face de son lit.  Elle ne posait même pas son regard sur eux, elle ne prononçait pas le moindre mot, elle n’envoyait même pas promener les psys. Rien. Ce qu'ils dégageaient, cette suffisance, cette manière de lui parler comme si elle était une demeurée... C'était trop pour elle. Lui parler, c’était comme parler un mur. Un jour, un psychiatre en faisait des tonnes pour que la belle AJ prononce au moins un mot, un seul… Mais il avait fait l’erreur de poser sa main sur son épaule pour capter son attention, et elle n’avait pas supporté. La jeune femme l’avait attaqué, le mordant et le frappant. Une piqure d’un sédatif puissant, et en isolement pendant trois jours. Étant d’une violence extrême et étant également imprévisible, elle s’était retrouvée dans une unité plus apte à la gérer et à traiter son cas. La drogue lui manquait, et en plus d’être traitée pour ses troubles du comportement, elle devait se sevrer de ces saloperies. Putain, quel enfer… C’était trop dur. Combien de plaies recouvraient son corps pour compenser le manque ? Trop. Ses ongles étaient coupés à ras, mais elle trouvait le moyen de les ronger à sang. Elle se griffait le  corps lorsqu’elle prenait ses douches brûlantes, comme si elle essayait désespérément de retirer cette peau pour devenir une nouvelle personne. Il fallait la tirer de force hors des cabines tant elle aimait sentir l’eau l’ébouillanter. C’était la seule chose qui la faisait se sentir vivante, mais c’était à peine suffisant pour réchauffer ce corps gelé dans lequel son âme ne  cessait de se morfondre. Pourquoi avait-elle loupé sa tentative de suicide ? Même ça, elle était incapable de le faire correctement. Elle aurait dû s’ouvrir les veines l’autre jour, elle  était prête à le faire, elle était à deux doigts de la mort… Mais elle s’était dégonflée, quelle conne.

Allongée sur son lit, elle fixait le mur d'en face, le regard vide, mais pensive. Elle était en pleine introspection. Ses murs blancs lui brûlaient les yeux à force de les fixer de la sorte, mais elle n'avait rien d'autre à faire. Elle essayait de ne pas cligner des yeux, de battre un record ridicule... Elle passait le temps comme ça. Même seule, ses lèvres restaient scellées et sa voix ne se faisait entendre que lorsqu'elle se raclait la gorge. La porte s'ouvrait soudain, et son regard croisait celui d'un jeune homme... Elle détournait le regard immédiatement, ne prenant pas la peine de s'attarder sur cet énième abruti qui venait tenter de lui arracher quelques confessions. Il commençait son speech « Je suis le docteur Ledger, votre nouveau psychiatre. Je sais que vous n'avez pas dit un mot à qui que ce soit depuis votre arrivée, du moins rien qui puisse nous donner des pistes sur la façon de vous aider, mais quel psychiatre serais-je si je ne tentais pas tout de même de vous aider ? ». Elle levait les yeux au ciel mais restait silencieuse, et inerte. Qu'il se taise et qu'il s'en aille, par pitié. Malheureusement, il continuait à parler, et Ava ne cessait de répondre intérieurement à ses propos « Encore heureux que tu ne cherches pas à devenir mon ami, pauvre type. ». Ce docteur Ledger pouvait retourner d'où il venait. Elle lui avait tourné le dos dès son entrée, se couchant face au mur pour montrer qu’elle n’avait pas l’intention de bavarder ou de lui accorder le moindre regard. Elle s’attendait, de ce fait, à l’entendre prononcer la phrase que chaque psychiatre avait prononcé face à son comportement « je reviendrai, que vous le souhaitiez ou non. Vous finirez bien par parler, vous n'avez pas le choix si vous voulez sortir d'ici ». Mais rien. Pas une phrase méchante, pas d'air agacé… Rien. « S'ils pensent que m'envoyer un premier de la classe avec des faux airs de bisounours ça va me faire parler... Cassez vous. », lâchait-elle en agitant ses pieds, agacée. . Son calme et sa patience malgré les propos d'Ava la fit presque culpabiliser.. Presque. Elle tendait l'oreille en l'entendant se lever, et lui dire « Je ne vous importune pas plus longtemps. N'hésitez pas à venir me voir si vous changez d'avis, ma porte vous sera toujours ouverte, vous savez où me trouver. Bonne journée, mademoiselle Rutherford. ».. Elle s'était tournée pour le regarder fermer la porte, et sa petite mine navrée lui fit tout drôle. Il était tout mignon, ce psy. Mais c'était sans doute une ruse... Elle avait vu de tout, des gros tas au regard dégueulasse, des mal baisées, des vieux mecs aux lunettes ridicules, mais des jeunes tout mignons, pas encore. C’était son premier joli psychiatre, mais s’ils pensaient l’avoir comme ça, ils se trompaient. Elle détestait ces gens, et ce n’était pas un minois comme celui du docteur Ledger qui allait changer les choses. Elle ne voulait pas qu’on l’aide, elle voulait qu’on lui foute la paix. Ava n’avait jamais rien demandé, et voilà qu’on la harcelait depuis son arrivée au centre, voulant à tout prix qu’elle s’ouvre. Mais qu’ils aillent crever, bordel. N’avaient-ils pas une once de compassion ? Ne pouvaient-ils pas laisser les gens comme elle dans leur coin ? Qu’ils perdent leur temps avec d’autres patients, au lieu de l’importuner. Si elle voulait se trancher les veines, c’était son problème, pas le leur.

Contre toute attente, après quelques jours de réflexion et après avoir été poussée par une infirmière qu’elle détestait moins que les autres, Ava s’était pointée dans le bureau de ce fameux docteur Ledger. Pas un bonjour, pas un mot, rien. Elle s’était juste assise en face de lui, et les bras croisés, avait fixé le trentenaire pendant dix bonnes minutes. Il avait esquissé un petit sourire doux, plein de compassion, et semblait attendre qu’elle prenne la parole. Tapant du pied, excédée, Ava demandait sèchement « Bon, vous comptez me regarder avec cet air idiot pendant combien de temps encore ? Vous avez pas vos phrases de merde et vos questions toutes prêtes à me poser ? J’en ai déjà marre. ». Le docteur se raclait doucement la gorge et semblait marcher sur des œufs avec elle. Elle voyait bien qu’il tentait de ne pas la brusquer, qu’il faisait attention à ce qu’il disait. Il était plutôt doué, il fallait bien l’avouer. Il avait presque l’air réellement gentil, c’était étonnant… Mais rien qu’une question, une toute petite, et la bombe à retardement qu’était Ava explosait. Elle montait dans les tours en trois secondes et en haussant le ton, elle commençait  « Vous savez ce que ça fait d'être observée en permanence tous les jours ? D'avoir vos moindres faits et gestes étalés dans la presse ? Nan, vous en savez rien. Vous pouvez pas comprendre. Vous pourrez jamais savoir comment on se sent quand on expose vos défauts et vos complexes en une des magazines et quand on vous harcèle sur internet. Vous savez pas ce que ça fait d'être une bête de foire...  "Ava marche avec X, puis Y... Quelle traînée ! Son nez est différent, chirurgie ? C'est vrai que quand on voit les photos d'elle plus jeune, on comprend son besoin de se faire refaire la gueule. Aucun talent, petite peste prétentieuse, gosse de riche pistonnée sans avenir. Dans trois ans elle aura disparu sous une montagne de cocaïne. Est-ce qu'elle est enceinte ? Ah non, c'est juste qu'en temps que parfaite boulimique, elle s'est goinfrée au Starbucks avec ses copines riches. Vous vous souvenez, il y a trois mois, elle avait perdu du poids, elle est sûrement droguée ou anorexique finalement." Tous les jours, c'est des nouvelles conneries, des nouveaux problèmes à gérer, des coups à encaisser. ». Elle s’emportait, parlait tellement vite qu’elle était quasiment à bout de souffle, faisant de grands gestes. Elle devenait dingue rien qu’en parlant de tous ces ragots qui sortaient tous les jours. Ava prenait des voix différentes, avec des airs ridicules pour montrer tout son mépris à l’égard de ces gens qui avaient besoin de l’écraser pour exister et gagner leur vie. Le docteur Ledger restait immobile et silencieux. A sa grande surprise, il ne hochait pas la tête en prenant des notes ou en la regardant comme s’il était entrain d’analyser chacun de ses propos. Non, il avait l’air de juste l’écouter, ne se concentrant que sur sa voix, sans se laisser distraire par son agitation. Son regard se voulait bienveillant, et c’est sans doute pour cela que la jolie AJ continuait de parler, ou plutôt, de crier « Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? J'ai juste eu le malheur de faire carrière. Et si seulement c'était juste de la jalousie ! Nan, c'est de la méchanceté gratuite la plupart du temps. Et les opportunistes qui viennent tous gratter autour de vous, qui veulent partager les projecteurs et qui vous poignardent a la première occasion. Quand vous êtes méfiant, vous êtes arrogant. Quand vous êtes trop gentil, vous êtes hypocrite... Rien n'est jamais assez bien. ». Elle soupirait, épuisée. Elle était restée silencieuse tellement longtemps, elle n’avait jamais vraiment exprimé son ras le bol face à tout ça, et n’avait jamais trouvé d’oreille réellement attentive. Elle s’adossait au siège, croisant les bras… Ava avait envie de pleurer de rage, et si ce docteur n’avait pas l’air aussi gentil et fragile, elle aurait retourné son bureau. Elle aurait attrapé la lampe pour la foutre contre le mur, attrapé son calepin pour le balancer contre la fenêtre et aurait sans doute tout renversé sur son passage, le blessant sur le coup. « Vous voulez savoir ce que c'est mon problème ? C'est vous. C'est vous, minable psychiatre. Vous tous. La société, ce monde de merde ! Vous êtes tous des pourris. Vous faites comme si vous étiez compatissant avec votre air de chien battu, mais vous vous délectez de tout ça. Vous avez du vous frotter les mains en voyant mon nom sur le dossier... Les coulisses de la gloire, la descente aux enfers... Ça vous fait tous bander. Vous avez du en parler pendant vos études de merde. Vous avez du en rêver des cas comme moi, le cliché parfait des stars déchues... Eh bah, allez vous faire foutre. Je veux retourner dans ma chambre. Maintenant. Sinon... ». Elle s’était levée d’un bond, plaquant violemment sa main sur le bureau. Son regard se posait sur l’agrafeuse posée sur le bureau du psychiatre. S’il ne la laissait pas sortir, elle lui en mettrait un coup, ou elle se blesserait avec pour qu’on la fasse sortir. La violence, c’était le seul moyen de se faire entendre ici. C’était ridicule de ne s’exprimer que de cette manière, en insultant, frappant et attaquant tout ce qui passait devant elle, surtout des gens qui cherchaient à l’aider, mais elle ne pouvait plus se contrôler. Elle en était incapable… C’était sa façon à elle de crier à l’aide.Son comportement menaçant n’alertait pas le docteur plus que ça, qui fit un signe à l’infirmier d’attendre un instant. En entendant ce que ce docteur Ledger avait à dire, Ava ouvrit grand la bouche. Elle le dévisageait, tombant le cul sur la chaise, se retrouvant à nouveau à la hauteur du psychiatre, qu’elle surplombait quelques secondes auparavant. « Ni votre nom ni votre visage ne m'étaient familiers avant votre arrivée ici. ». Immédiatement, elle répliquait, ne cachant pas sa stupeur « Sérieux ? Vous savez pas qui j'suis ? La fille du fameux réalisateur Michael Rutherford, la nièce de Scorsese ! Vous venez de quelle planète pour pas savoir qui je suis ? ». Ava avait envie d’éclater de rire, parce qu’elle venait de se ridiculiser en s’en prenant à lui, alors qu’il ne faisait même pas partie de la catégorie de gens qui s’en prenaient constamment à elle. Il n’a jamais pu porter de jugement sur elle jusqu’à aujourd’hui… Il ne la connaissait pas. Waw. Voir que quelqu’un d’aussi jeune ne la connaissait pas la surprenait, et son côté petite diva  à l’égo parfois surdimensionné en fut quelque peu vexé… Malgré cela, AJ ne l’avait pas mauvaise, elle était même soulagée. « Vous souhaitez toujours retourner dans votre chambre ? », elle hochait la tête, se levant pour que l’infirmier l’escorte hors du bureau « Ne pensez pas que j’éprouve une quelconque sympathie pour vous. Alors qu’on me raccompagne jusqu’à ma chambre. ». Il fallait qu’elle soit claire avec lui, autrement il allait s’imaginer qu’elle lui faisait presque confiance; il allait devoir s’y prendre autrement pour qu’elle se confie. Elle avait dit cela en feignant la méchanceté, ayant du mal à rester de marbre face à sa gentillesse, et sans doute le savait-il, puisqu’il lui sourit vaguement en retour avant qu’elle ne sorte.


Ava regardait son oncle partir, la mine déconfite et les larmes aux yeux. Pas une émotion ne se lisait sur le visage de la jeune femme, ni colère, ni tristesse, rien. Joey venait de passer les vingt dernières minutes à parler seul, déballant un monologue à sa nièce sans même reprendre son souffle, de peur qu’elle le coupe pour l’envoyer promener. Elle n’avait vu personne depuis qu’elle était entrée il y a six mois. Elle avait refusé toutes visites, ne digérant toujours pas le fait qu’ils avaient décidé, sans lui en parler, de la jeter dans cet asile. Mais aujourd’hui, tout était différent. En voyant le visage de son oncle, Ava n’avait pas bougé d’un poil. A vrai dire, elle était beaucoup moins sauvage lors de ses promenades dans le parc du centre, que dans une toute petite pièce avec plein de monde. L’infirmière qui surveillait la jeune femme lui serrait doucement le bras, avec cet air compatissant qui l’énervait tant. Elle fut presque surprise de voir que la jolie AJ ne se dégageait pas violemment, détestant le contact avec des étrangers. Elle n’entendait et ne comprenait plus ce qu’il se passait, son cerveau venait de geler. « Est-ce que tout va bien, Ava ? Vous voulez peut-être retourner dans votre chambre, ou qu’on aille ailleurs ? », la voix de l’infirmière fait à peine réagir Ava, qui tel un zombie, tourne lentement la tête vers elle et la fixe avec son regard vitreux « Je… Je sais pas. Faut que… ». La blonde se dirigeait vers le banc le plus proche, accompagnée de la surveillante, pour s’y allonger. Elle se  recroquevillait, en position fœtale, totalement sonnée. Elle souffrait, elle avait l’impression qu’une partie d’elle se fanait depuis cette terrible nouvelle. Pas lui… Pourquoi lui, pensait-elle en son for intérieur, retenant ses larmes. Impuissante, la femme dune quarantaine d’années qui restait près d’elle se contentait de l’observer, hésitant à lui frotter le dos ou à la forcer à retourner dans sa chambre pour la laisser tranquille un instant. Pour la première fois depuis son arrivée, Ava avait l’air totalement désemparée et perdue. Plus de haine, plus rien de mauvais ne se dégageait d’elle. Elle laissait apparaitre au grand jour son côté vulnérable, sa fragilité et se mit à pleurer. Après une bonne dizaine de minutes, elle demandait à retourner dans sa chambre, refusant à nouveau de parler ou d’aller manger, criant lorsqu’on tentait de la forcer. Elle n’attaquait plus personne depuis son court entretien avec le docteur Ledger, mais elle était tout de même restée la même ; sauvage et agressive. Moins violente, tentant de prendre sur elle en sachant qu’il y avait au moins une personne sur qui elle pouvait la comprendre ou du moins, essayer de la comprendre sans la juger sur son passé, et qu’être violente serait totalement stupide. Elle ne voulait pas que le docteur entende parler d’un mauvais comportement de sa part, qu’il se mette à penser du mal d’elle, comme tous les autres.

En début de soirée, malgré son envie de se canaliser et de ne pas craquer, Ava fit une énorme crise. Une crise de panique, accompagnée de larmes, de spasmes et d’excès de violence. Elle ne répondait plus de rien, allongée au sol, meurtrie. Elle sentait que le mal qui la rongeait reprenait le dessus, et elle avait peur. Peur de ce qu’elle était capable de faire depuis qu’on lui avait annoncé qu’elle perdrait bientôt l’être qui était le plus cher pour elle. Des hurlements vinrent ameuter le personnel devant sa chambre. Elle hurlait, pleurait, poussait les infirmiers qui tentaient de la toucher pour la remettre sur son lit… Elle essayait de frapper tout ce qui bougeait, mais malgré les coups, elle se retrouvait enfin sur son lit grâce à l’acharnement du personnel. Ils tentaient de la maintenir, voyant qu’elle tentait de se faire du mal avec un morceau de bois trouvé dehors, sous le banc où elle s’était installée plus tôt dans la matinée. Un sédatif fut nécessaire pour la calmer, et tout le monde cherchait quoi faire, hésitant à l’isoler à nouveau, voire même  à l’attacher. Mais ils savaient, ils savaient et comprenaient pourquoi elle était ainsi. Ils voulaient l’aider sans la brusquer, pour une fois. A moitié droguée, elle attrapait le col d’un infirmier pour lui dire « Ledger… Faites le venir. S’il vous plait ! », le type se dégageait et semblait perdre patience. Lui, le moins tolérant de tous, lui répondait « Ecoutez, vous allez vous calmer. Vous allez dormir un peu, ça vous fera du bien. Ne me forcez pas à vous enfermer à nouveau, sinon vous serez transférée dans une autre unité, et là bas, ce sera franchement moins drôle. ». Elle fit de grands yeux, luttant contre le sommeil et se mit à hurler jusqu’à ce qu’on lui promette d’appeler le docteur Ledger. Il fallait qu’il vienne l’aider, vite, très vite. « Il n’est pas là aujourd’hui, il viendra demain à la première heure. Le docteur Levkowicz est là, je vous y emmène tout à l’heure… », lui fit la surveillante qui passait son temps à prendre soin d’elle. Ava se mit à hurler de plus belle « JE VEUX LE DOCTEUR LEDGER MAINTENANT ! LEDGER ! LEDGER !!!! LE DOCTEUR LEDGER PUTAIN DE MERDE ! ». Elle tentait de se relever pour aller la gifler, au bout du rouleau, ne supportant plus qu’on ne l’écoute pas. C’était comme si personne ne voyait qu’elle était réellement entrain de perdre pieds et qu’il n’était pas question d’une simple crise ou un caprice comme à son arrivée. Elle attendait qu’on l’appelle, elle priait pour qu’on ne lui mente pas afin de la faire taire, elle espérait qu’ils étaient vraiment entrain de l’appeler. « Il est en route, Ava. », elle soufflait, soulagée et continuait de lutter contre le sédatif pour ne pas s’endormir et se faire avoir. Elle ne se laisserait aller qu’une fois le docteur Ledger en face d’elle. Impatiente, n’ayant pas la notion du temps, Ava ne cessait de se plaindre et de faire vivre un véritable calvaire au personnel, refusant de se taire. Des bruits de pas rapides et un « Vous voilà enfin ! On ne savait plus quoi faire nous. » la fit presque sourire. AJ tournait la tête vers la porte pour enfin apercevoir Novak Ledger, son sauveur. Il semblait inquiet de la voir dans un tel état, et fit signe aux autres de s’en aller, leur assurant qu’il prenait la situation en main. Tout le monde quittait la pièce, laissant Ava et le psychiatre seuls. « Merci, merci d’être venu… », fit-elle difficilement. Elle suait à grosses gouttes, semblait dans un état second et l’injection qu’elle avait reçue ne l’aidait pas à avoir bonne mine. « Mon père, il… Il est malade. C’est… In… Incurable. Vous me comprenez ?! », elle n’avait pas l’impression de parler dans une langue compréhensible tant elle luttait pour parler. « Il FAUT que vous m’aidiez. Aidez moi à sortir d’ici, je vous en supp… Je vous en prie, je veux pouvoir passer du… rattraper le temps perdu ici avec lui. Lui donner une belle image de sa fille. Je… Jurez moi que vous allez tout faire pour m’aider, j’ai besoin d’entendre que j’irai mieux. ». Elle pleurait, Ava. Elle lui attrapait le bras pour l’attirer près d’elle « Dites le. », insistait-elle en plongeant son regard dans le sien. Elle cherchait la vérité dans ce regard malgré son esprit embrumé, elle voulait qu’il lui affirme qu’elle s’en sortirait. Ava était prête à prendre sur elle. Elle ne voulait pas que son père vienne à Savannah pour voir sa fille chez les fous… Il pouvait y passer n’importe quand, et savoir sa fille là-bas ne l’aiderait pas à partir en paix. Elle voulait le rendre réellement fier, faire quelque chose de bien pour lui ; s’en sortir, avec l’aide précieuse du docteur Ledger. Il lui prit la main, la serrant fort en la fixant pour lui dire, d'un air sincère et compatissant « Je vous promet que vous sortirez. Je crois en vous, mademoiselle Rutherford... » elle le coupait net « AJ... Appelez moi AJ. » . Elle ne supportait pas que son psychiatre l'appelle ainsi, par son nom de famille, comme si elle était une simple patiente. Ils se devaient de construire une relation solide, de confiance et juste assez d'affection pour qu'elle puisse se confier et s'en sortir. « AJ, tout va bien se passer... Je suis là. », elle fermait les yeux, apaisée par sa sincérité, et s'abandonnait au sommeil, sans lâcher la main du psychiatre.



Après cette terrible journée, Ava s’était un peu plus ouverte à Novak. Il était son psychiatre, mais également son seul véritable ami. Oui, c’était comme un ami pour elle. Un psychiatre dans une telle structure fait tout pour que vous alliez mieux, sans rien vous demander en retour. Il vous écoute, cherche des solutions, se montre patient et compréhensif… Alors en effet, Novak était un ami, même si ça irritait la jeune femme de se dire que son seul ami était un psychiatre. Elle faisait tout pour ne pas avoir l’impression d’être la folle et lui le sage, s’arrangeait pour ne pas faire des séances dans son bureau mais dans des lieux plus agréables, plus joyeux. C’était souvent pendant ses promenades dans le parc qu’elle réussissait à se confier. Dans les jardins du centre, elle n’avait pas l’impression d’être enfermée, prisonnière. Forcément, AJ était de meilleure humeur et acceptait de parler au docteur Ledger. Sa première confession fut à propos de sa célébrité et de sa réputation, « J’adorais lire des horreurs, des critiques sur mon attitude de petite diva, soit disant, de peste agressive avec les étrangers, parce que je me disais qu’ils ne parlaient pas vraiment de moi… ouais, ils me connaissaient pas au final. Je comprends toujours pas comment on peut gaspiller autant d’énergie sur le net, à cracher sur des gens qu’on ne connait même pas. Sous prétexte qu’on a un peu de notoriété, les gens pensent  que c’est normal de nous descendre, qu’on leur appartient. Ils pensaient que j’avais prit la grosse tête, que j’étais juste une petite ingrate alors que c’était en partie de leur faute si j’étais devenue comme ça. Honnêtement, je pensais pas que je pouvais être aussi insupportable pour des inconnus, et que rien que ma tête leur donnait envie de tweeter des trucs du style « va te pendre » ou « si vous pouviez frapper AJ, avec quoi le feriez vous ? Moi avec une batte et des barbelés, pour la calmer un bon coup. ». Quand j’ai vu ce qui j’inspirais aux gens, je me suis dit qu’il y avait un problème. Je sais toujours pas si c’est eux ou vraiment moi le problème, mais peu importe… Puis à force de s’entendre dire qu’on est une grosse connasse, par autant de monde, et que personne autour de moi ne m’a jamais dit que j’allais trop loin ou quoi, bah on finit par y croire et vous savez quoi ? Maintenant j’assume. J’en ai plus rien à foutre de ce que les inconnus pensent. Je préfère être une conne et ne pas attirer les indésirables. ». Elle ne lui parlait que très rarement de ce qu’elle ressentait au plus profond d’elle, ou de ses tentatives de suicide. Ava parlait de ce qu’elle voulait, choisissait les sujets qu’elle voulait aborder, ignorant parfois les questions de son psychiatre. Elle prenait sur elle, faisait tout son possible pour ne pas se vexer et se braquer lorsque Novak tentait des analyses ou mettait trop en avant le fait qu’il avait fait quatorze longues années d’études pour en arriver là. D’ailleurs, très souvent, Ava se demandait pourquoi il faisait ce métier et elle lui avait enfin posé la question « Je me demande ce qui vous a poussé à devenir psychiatre ? Il faut être drôlement fort pour supporter les problèmes des autres en plus des siens… ». C’est vrai, non ? Ava respectait Novak, car il était toujours dévoué et adorable avec ses patients, oubliant parfois qu’il avait une vie à gérer à côté, surtout lorsque la jolie Ava le réclamait n’importe quand. Elle l’admirait presque, car son intelligence la fascinait. Elle était contente d’être tombée sur lui.

Un mois avant sa sortie, Ava fit une petite fugue. Un soir, avant le dîner, tout le monde se retournait pour regarder une infirmière s’égosiller dans le couloir « Ava Rutherford n'est pas dans sa chambre !!! Est-ce quelqu'un l'a vue ?! ». Elle passait des appels sur les talkies de ses collègues, affolée. On aurait dit qu'un individu dangereux venait de s'évader et qu'il risquait de faire un massacre. Ce n'était qu'une dépressive, bipolaire qui venait de fuguer pour voir son père qui venait d'arriver en ville. Elle n'avait pas été bien loin, puisqu’elle se retrouvait juste en face de la maison de son oncle. Ava s’était cachée et observait son père… Son cœur se serrait lorsqu’elle vit un homme assez amaigri et affaibli, sortir de la voiture. Il cachait sa calvitie sous une casquette qui dissimulait son regard, et il flottait dans un pull assez ample. Elle reconnaissait bien là son look décontracté, rien n’avait changé. Un sourire se dessinait sur ses lèvres, alors qu’elle essuyait les larmes qui roulaient lourdement sur ses joues. Une fois dehors, son père serrait son frère Joey dans ses bras, et Ava mourrait d’envie de les rejoindre pour faire de même… seulement elle ne pouvait pas. Elle était censée être entrain de manger avec les autres pensionnaires de son centre pour tarés, et non pas en vadrouille, toute seule, risquant de s’attirer des ennuis. Si son père la voyait et apprenait qu’elle avait fuguée juste pour lui, il risquait de se faire du souci. Et surtout, Ava serrait incapable de repartir, ce qui poserait un énorme problème au personnel du centre. Après une bonne heure passée à les observer discuter dans le jardin, Ava quittait les lieux. . Avant de quitter le quartier où son oncle habitait, elle avait emprunté un téléphone pour appeler Novak. Elle connaissait son numéro par cœur, c’était bien le seul d’ailleurs.  « Allô, docteur Ledger ? C’est AJ […] Non, tout va bien. […] Où je suis ? Vous êtes trop intelligent pour que je vous donne la réponse, vous le savez »., un grand sourire se dessinait sur ses lèvres en entendant qu’il était inquiet. Il l’avait activement cherchée, lui aussi, mais de toute évidence, il avait oublié qu’elle avait un endroit préféré en ville. « Je vous attends, je rentrerai avec vous uniquement. Grouillez vous, j’ai froid. », précisait-elle avant de raccrocher. Elle se rendait ensuite sur les hauteurs de la ville, et observait le ciel, guettant les étoiles qui commençaient timidement à scintiller. « Bonsoir AJ. Vous savez que tout le monde vous cherche ? C’est la panique au centre. Qu’est-ce que vous faites ici ? », Ava se retournait pour l’apercevoir, un sourire menaçait d’étirer ses lèvres à la vue du psychiatre « Et ben ils cherchent mal, on est dans un trou paumé et ils sont pas foutus de me trouver. Vous le savez très bien… ». Ava savait que Novak comprenait de qui elle voulait parler. Elle savait également qu’il aurait pu la trouver facilement, mais qu’il lui avait fait confiance. Il lui avait laissé un peu de temps pour se retrouver, avant de la ramener. Elle en avait parfaitement conscience. « Comment va votre père ? », fit-il en s’asseyant à côté d’elle, ôtant sa veste pour la poser sur les épaules nues d’Ava « Je suis pas encore allée le voir, c’est mieux pour tout le monde. Il avait l’air de bien se marrer avec mon oncle…  Il doit se sentir mieux ici qu’à Los Angeles, c’est certain. ». Elle souriait à Novak et se rapprochait pour appuyer sa tête sur son épaule, sans trop réfléchir, pensant surtout à son confort plutôt qu’à une proximité déplacée avec son psy « Dans un mois, tout sera terminé. ». Après un court silence, il lui répondait, enthousiaste « Vous revenez de loin, AJ. Il nous reste quatre séances, seulement quatre. », Ava soupirait et se crispait inconsciemment, inquiète en pensant à son sort une fois dehors. Son psychiatre avait sans doute compris, et d’une voix douce, il lui glissait « Tout va bien se passer par la suite, j’en suis persuadé. Je serai là. ». Ava l’observait sans rien dire, ne sachant pas pourquoi il tenait tant à être là pour elle n’importe quand, pourquoi il faisait toujours tout pour l’aider, négligeant sa petite vie tranquille. Il faisait bien son boulot, mais elle ne comprenait pas son intérêt pour elle… C’était étrange, mais tant que cela lui permettait de sortir pour passer du temps avec son père, tant mieux. Regardant sa montre, le psychiatre lui annonçait qu’ils feraient mieux de rentrer. Levant les yeux au ciel, Ava se relevait avec son aide et rentrait au centre, où tout le monde s’apprêtait à l’agresser suite à cette longue fugue. Grâce au docteur Ledger, AJ n’eut le droit à aucunes remontrances, ni rien. Il l’avait encore une fois sauvée…

Ava était entrain de préparer son sac rapidement, ayant hâte de quitter cet asile. Elle avait hâte mais avait tout de même peur de se retrouver dehors. Elle craignait que ses démons ne parviennent à prendre le dessus une fois dehors, et elle ne savait pas si elle allait être à la hauteur de ce qui l’attendait. Après autant de temps passé entre ces murs où rien ne pouvait l’atteindre, il était normal qu’elle soit inquiète. Même si Novak allait s’occuper d’elle en dehors, pour s’occuper de son suivi psychologique, elle allait devoir tout gérer seule. Ava allait devoir s’occuper de son père, et affronter sa maladie au quotidien. Elle allait voir le mal le ronger un peu plus chaque jour, et elle ne savait pas si elle était prête… Malgré ce long séjour au sein de cet asile, Ava ne s’était pas attardée et avait simplement fait un signe de mains aux surveillants et à son infirmière. Elle n’était pas fan des adieux larmoyants, de l’hypocrisie et de toutes ces conneries. C’est non sans un pincement au cœur qu’Ava était montée dans son taxi, afin de rentrer chez son oncle. Les retrouvailles avec son père furent émouvantes, et  AJ avait craqué une fois dans ses bras. Il s’était excusé mille fois de l’avoir envoyée là-bas, et elle l’avait rassuré en lui disant qu’elle ne lui en voulait pas, qu’il avait bien fait… Bref, elle ne voulait pas qu’il culpabilise bêtement. AJ rattrapait le temps perdu avec son père, et recommençait à parler avec son oncle, qu’elle n’aimait pas plus que ça. Elle avait toujours du mal à le cerner, et le fait qu’il fasse irruption dans sa vie pour l’envoyer chez les fous sans même essayer de l’aider, c’était toujours difficile à avaler. Si la jeune femme était optimiste avant sa sortie, une fois chez son oncle, les choses avaient changées. Elle voyait moins Novak, et elle avait l’impression de ne pas pouvoir le joindre aussi souvent qu’avant… Sortir de l’asile, c’était redevenir normale, et ne plus avoir certains privilèges. Elle savait qu’elle n’avait plus le droit de le déranger autant qu’avant, alors il fallait qu’elle passe le temps. Ava avait commencé à peindre et à dessiner, comme lorsqu’elle était plus jeune, pour se vider la tête et coucher sur le papier et sur ses toiles ce qui la torturait tant. Tout le monde ne pouvait pas comprendre ce qu’elle dessinait et peignait, mais elle s’en fichait. Personne n’avait le  droit de regarder ce qu’elle faisait, pas même son père. Elle n’en parlait jamais, et elle ne répondait pas aux questions de ses proches… La belle blonde passait la plupart de son temps enfermée, ne voulant pas rencontrer de nouvelles personnes et reprendre ses mauvaises habitudes. Elle ne sortait que pour voir son psychiatre, et même sortir pour le voir s’avérait difficile pour Ava, qui avait énormément de mal à supporter la foule et les regards des gens. Elle n’était pas totalement guérie, et malgré sa sortie, le chemin jusqu’au bonheur était malheureusement terriblement long.

         
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:17



Bienvenue sur TTS & bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:21

Re-Bienvenue sur TTS Béa & Bonne chance pour ta fiche

Très bon choix d'avatar

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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:25

Merci beaucoup mes chéries :inlove:
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 14:33

MON AMOUREUUUUUUUUUUUUUUUUUUUSEEEEEEEEEEEE
bienvenue chez nous mi amor je pète un câble, te revoir jouer emma c'est trop bien
voilà, bon tu connais déjà un peu mais si besoin tu sais où me trouver
je t'aime
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 30 Sep - 19:13

BEA D'AMOUUUUR :inlove: :inlove: :inlove:
Ma Kendra Davenport, ma Eleanor Callaghan gros moment de nostalgie. Bref, une de mes belles rencontres rpgiques
Re-bienvenue parmi nous et cette fois tu ne nous quittes pas
N'hésite pas si t'as une question
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 3 Oct - 22:41

Bienvenue ici
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mar 6 Oct - 0:53

Hiiiiiii merci mon amûûûûûûûûûr . Elle m'avait trop manquée Emma, truc de guediiiin . Yé t'aime (t'es sexy, au passage )

DARLING :inlove: :aah:. Mon Dieuuuu, la petite Davenport, ça fait un bail... Mais grave, trop de nostalgie là, ça m'a achevée . T'es trop mignonne, je suis contente d'être de retour parmi vous . Merci, et je ne vous quitte plus cette fois (a)

Merci beaucoup River (cette Emma aussi envoie du lourd )

Je termine ma fiche demain si tout va bien
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mar 6 Oct - 1:00

Emma Roberts, quel merveilleux choix :inlove: Rebienvenuuuue
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mar 6 Oct - 16:02

excellent choix d'avatar les admins vont en avoir de la lecture avec ton histoire, c'est cool
bienvenue par ici en tout cas :heart:
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mar 6 Oct - 17:47


Ava \"AJ" Rutherford a écrit:
Hiiiiiii merci mon amûûûûûûûûûr . Elle m'avait trop manquée Emma, truc de guediiiin . Yé t'aime (t'es sexy, au passage )

je t'en prie cey parce qu'elle est parfaiteuuuh luv luv luv amoooor (josais, je suis magnifique )
elle me fait presque plus de peine que novak ta ava
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mar 6 Oct - 20:56

haan emma j'adore
rebienvenue
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Mer 7 Oct - 18:17

et bah ça c'est de la fiche
Emma je l'adore très bon choix
re-bienvenue
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:35

tu sais déjà ce que j'en pense elle est parfaite aj et puis nava ils sont beaux, ils sont parfaits, que dire ?

FÉLICITATIONS ! Tu es finalement arrivé au bout de cette fiche de présentation. Tu rejoins le groupe : AMÉTHYSTE

Cependant, il ne s'agit que de la première étape de ton aventure sur TTS. Nous espérons juste que tu as le cœur bien accroché car le destin va t'en faire voir de toutes les couleurs. Quoiqu'il en soit, tu auras le plaisir de découvrir la chaleur et l'hospitalité légendaire du sud des États-Unis. Savannah en est l'illustration parfaite.
Hop hop, c'est très beau tout ça mais il y a quelques petites formalités à remplir avant d'aller plus loin. Tu devras :

recenser ton avatar, sinon tu risques de te le faire piquer
créer ta fiche de lien car il faut se faire des amis.
te trouver un logement pour ne pas te retrouver à la rue.
t'informer des dernières nouvelles pour ne pas louper les dernières nouveautés ou autres actualités.
→ et n'hésite surtout pas à faire un tour du côté des réseaux sociaux. Surtout que nous avons entendu dire qu'il y avait des promotions de fou sur les téléphones mobiles dernièrement :perv:

Sur ce, nous te souhaitons un bon moment parmi nous. Et n'oublie surtout pas : le plus important, c'est de s'amuser !
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:40

Merci à vous les cocos

& Gracias mon petit poussin au miel
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:40

vas-y faut qu’elle appelle nova comme ça
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:43

Ça lui va tellement bien en plus, je suis pliée
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:45

il serait choqueeey & saurait plus où se mettre
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MessageSujet: Re: ava ⊰ i was an angel in the garden of evil.   Sam 17 Oct - 19:46

AJ irait s'enterrer à l'autre bout du monde si un jour ce surnom sort de sa bouche, je te rassure Rolling Eyes
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