AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 eileen ◇ come rain on my parade

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

you're in savannah


gardens
J'ai posé mes valises le : 21/02/2015 Mon avatar est signé : undisclosed desires ♥ (& signa solosand) et j'ai posté un total de : 1207 Sinon, on m'appelle : vespertine (nawal, vous pouvez je ne mords pas)

Age : 28
flowers

Feuille de personnage
Répertoire:
Dans ma bulle:
Veux tu que le destin intervienne dans tes liens ?: Oui



MessageSujet: eileen ◇ come rain on my parade   Mer 30 Sep - 14:50


Gaëlig Eileen Miličević
elizabeth olsen

     

Je m'appelle Miličević, Gaëlig (à croire que, faute d'idées, mes parents ont cherché le premier prénom spécial qu'ils pouvaient m'attribuer) eileen (la plupart des gens pensent que c'est comme eileen heckart, mais je préfère me référer à eileen collins, l'astronaute) -mais vous pouvez simplement m'appeler Leen ou Mily-. Né(e) le 21/03/1989 à Bijeljina (Bosnie-Herzégovine), j'ai 26 ans et toutes mes dents ! Je suis américaine depuis huit ans et j'ai des origines bosniaques en majeure partie, mais mon père est à moitié américain.. Je viens d'un milieu plutôt aisé à la base, et après être passée par la pauvreté je suis dans la classe moyenne et dans la vie je suis comédienne au lucas theatre for the arts. . Côté coeur, je suis en couple, probablement pour le pire. et sachez que je suis plutôt hétérosexuelle.

groupe: berylite
crédit(s): heardies


caractère
patiente - désabusée - sensible - maladroite - franche - désordonnée - humble - têtue - extrêmement polie - réservée - désintéressée - nerveuse - romantique - jalouse - optimiste - n'a aucune confiance en elle - tactile - rancunière - diplomate
survolez l'image
derrière l'écran

pseudo: vespertine
prénom: nawal
âge: je suis née le 21.03, c'est tout ce que je dirais  
où as-tu connu TTS: theo m'a enrôlée
ton avis:
fréquence de connexion: 4j/7
comptes multiples ? benedict anakin winchester & novak harlan ledger
perso inventé, scénario ou pré-lien?: inventé
autres: je vous neeeeeeeeem



quelques anecdotes

elle est dyslexique, aujourd'hui cela ne l'handicape pas vraiment au quotidien, mais ce fut un fardeau lorsqu'elle était enfant. actuellement, le seul véritable problème est le fait qu'elle n'a pas conscience du temps qui passe, et aucun sens de l'orientation ✵ est ambidextre et a parfois du mal à distinguer la droite de la gauche ✵ allergique aux marguerites ✵ elle a longtemps été richissime, sa situation financière actuelle ne lui déplaît pas mais elle a du mal à s'y faire. comparer les prix, réduire les dépenses, elle n'en a pas l'habitude, pas même après cinq ans ✵ elle a un seuil de tolérance à la douleur plus élevé que la moyenne, peut-être est-ce l'une des raisons pour lesquelles sont couple avec noa dure encore ✵ sa mère habite à à peine cinq minutes de chez elle mais eileen lui téléphone deux fois par semaine plutôt que d'aller la voir ✵ a une peur panique des méduses ✵ son rêve était (et est encore) d'avoir un serpent mais elle n'en parle jamais ✵ est amoureuse de jared leto depuis qu'elle a neuf ans, ça non plus elle ne l'avoue à personne ✵ elle parle couramment bosnien, croate et serbe et a donc un accent étranger lorsqu'elle parle anglais. certains le qualifient de charmant, elle elle ne l'aime pas trop ✵ elle a beau souffrir et savoir pertinemment que le comportement de noa est inacceptable, elle lui trouve des excuses. tout est bon pour le défendre, même se dire qu'elle est stupide, inintéressante et que c'est de sa faute s'il va voir ailleurs

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

you're in savannah


gardens
J'ai posé mes valises le : 21/02/2015 Mon avatar est signé : undisclosed desires ♥ (& signa solosand) et j'ai posté un total de : 1207 Sinon, on m'appelle : vespertine (nawal, vous pouvez je ne mords pas)

Age : 28
flowers

Feuille de personnage
Répertoire:
Dans ma bulle:
Veux tu que le destin intervienne dans tes liens ?: Oui



MessageSujet: Re: eileen ◇ come rain on my parade   Mer 30 Sep - 14:50

what's your love story ?
“I’m a princess cut from marble, smoother than a storm. and the scars that mark my body, they’re silver and gold”

     
Par chance, elle ne se souvient de rien. Ni des coups de feu, ni des corps. Ni des larmes, ni du sang. Lorsque sa ville a été investie par l'armée yougoslave, elle n'avait que trois ans, et son cerveau innocent n'a pas enregistré le massacre qui a eu lieu quasiment sous ses yeux. Sa famille a eu beaucoup de chance d'être en partie américaine, ainsi que de n'appartenir à aucune religion. Ils ont dû déménager à Sarajevo où, bien que se sentant prisonniers, ils pouvaient au moins s'estimer heureux d'être encore en vie.
C'est à partir de 1995 que les souvenirs d'Eileen se précisent. Elle n'a jamais manqué de rien, son père est rapidement devenu un homme important dans la société de Sarajevo, se faisant nombre d'ennemis mais surtout beaucoup d'amis hauts placés. A l'âge de de six ans, sa fille avait en permanence deux gardes du corps. L'un très taciturne et qu'elle a longtemps cru muet, le second toujours prêt à jouer avec elle, ayant une petite soeur d'à peu près son âge. Ils la suivaient partout, et elle cessa rapidement de jouer à leur échapper, trop effrayée par le regard désapprobateur que lui avait lancé le taciturne. Elle était comme toutes les petites filles: des rêves plein la tête, des poupées à ne plus savoir quoi en faire,... La vie lui était agréable et simple, elle était loin de se douter de ce qui se tramait à l'extérieur. Vivant effectivement dans un cocon constitué de ses parents, ses gardes du corps et le personnel de la villa, l'idée que les autres ne vivaient pas de cette manière et que des gens mourraient à quelques mètres de chez elle ne lui a pas effleuré l'esprit avant un bon moment.
S'il lui fallait résumer ses années de primaire en un mot, ce serait solitude. Ses parents souhaitant enfin l'intégrer à la société, ils ont cessé de la scolariser à domicile une fois qu'elle a atteint dix ans. C'était une enfant charmante, elle n'aurait aucun mal à se faire des amis et ils ne souhaitaient pas l'en priver, voilà le raisonnement des parents Miličević. Ça se tient, mais ils n'avaient pas prévu qu'à peine trois jours après son entrée à l'école elle les supplierait de lui reprendre un précepteur. Elle n'a pas voulu leur expliquer ce qui lui arrivait, de sorte qu'ils ont tout simplement refusé de la déscolariser. Après lui avoir fait promettre de n'en parler à personne, elle s'est confiée à son garde du corps préféré, son meilleur ami. Et le seul qu'elle ait. Les autres se moquaient d'elle, de ses différences. Ils avaient des à-priori à son sujet car elle n'avait jamais suivi de cours à l'école auparavant, qu'elle avait un chauffeur, des gardes du corps et habitait une villa. « Ils sont jaloux » Elle le savait, mais cela la blessait profondément. Ensuite, il y avait la dyslexie. Les autres s'étaient bien moqués d'elle lorsqu'elle avait été incapable de lire une consigne quand le professeur l'avait désignée. Les lettres s'étaient mélangées dans son esprit, et son crâne l'avait soudainement fait autant souffrir que s'il était enfermé dans un étau. Elle n'y pouvait rien, mais c'était une source de plaisanteries inépuisable à son sujet. « Tu veux que je leur en touche un mot ? » Surtout pas ! Cela n'aurait fait qu'empirer les choses, ils se seraient cette fois moqués d'elle car elle ne pouvait pas se défendre toute seule et faisait rappliquer son garde. Elle subit sans mot dire les moqueries quatre années durant. Puis, à l'âge de quatorze ans, certains passèrent outre ses différences pour devenir ses amis. Elle se fichait que ce soit peut-être des amitiés intéressées, du moment qu'elle n'était plus seule...

« Mademoiselle Miličević ? » L'interpellée pivota vivement, sa crinière blonde voletant autour d'elle. « C'est par ici, je vous prie... » Elle sourit, réajusta son tailleur et suivit l'assistante de la rédactrice qu'elle devait rencontrer. Dix-huit ans et elle se retrouvait en tailleur dans le bureau d'une grande journaliste américaine pour parler de sa vie d'adolescente richissime... « Bonjour, Madame, je suis ravie de vous rencontrer », sourit-elle en serrant la main de la journaliste. Celle-ci lui retourna les banalités et autres politesses de rigueur puis la fit asseoir. « Vous venez de Bosnie-Herzégovine, comment avez-vous vécu la situation là-bas ? » La question était inévitable. Eileen croisa les jambes, repassa un pli de sa jupe et s'éclaircit la gorge: « Je n'y ai jamais été confrontée, mes parents m'ont longtemps préservée des atrocités du monde. J'ai la chance d'avoir été tenue à l'écart de tout cela de mes trois à quinze ans. » Elle s'expliqua quelques minutes à ce sujet, puis la journaliste enchaîna tout un tas de questions sur ses habitudes, sa vie, ses projets et la mode. Cette dernière était ce qui intéressait le plus la journaliste, et Eileen n'osa pas demander en quoi ce qu'elle aimait à porter pouvait intéresser les gens. « Quelles études comptez-vous entreprendre ? » Une fois lancée sur le sujets de son avenir, elle risquait forte de ne plus s'arrêter. Les études, la vie active, elle s'y voyait déjà... « En parallèle d'études visant à me former pour la succession à la direction des banques de mon père, j'ai l'intention d'étudier le théâtre. C'est une passion plus qu'autre chose, mais l'idée me paraît intéressante. De plus je suis, comme vous le savez, dyslexique. Des études littéraires ne seraient pas une bonne idée... »

Plusieurs mois avant que les ennuis ne commencent, des rumeurs au sujet d'Andreï Miličević se rependirent. On pouvait lire les gros titres des journaux comportant son nom un peu partout. "La fiabilité des banques Miličević mise en doute", entre autres titres accrocheurs. Eileen cessa les interviews aussi sec, refusant de se faire humilier et de subir des questions concernant non seulement les banques mais aussi le mariage de ses parents. Comme si leur nom n'était pas suffisamment traîné dans la boue comme ça, les journalistes, tels des vautours, se mirent à la recherche du moindre faux pas que les Miličević pouvaient commettre. Eileen ne croyait pas à la culpabilité de son père dans les fraudes qu'on lui reprochait, et encore moins aux accusations d'adultère. Ces dernières étaient infondées et improbables, son père était fou de sa mère. Oh, elle n'était pas naïve, elle ne croyait plus tant que ça au véritable amour, au prince charmant, tout ça. Mais elle avait confiance en celui qui lui avait donné la vie, elle le savait incapable de faire du mal à son épouse.  

« Ne me touchez pas », s'écria presque la jeune femme en dégageant vivement son bras de l'emprise exercée par un vigile. Autrefois, c'était elle qu'on défendait en empoignant violemment les inconnus par le bras... « Laissez-moi voir mon père. » C'était un ordre, comme si elle avait encore un quelconque pouvoir sur les gens... Elle qui n'avait jamais utilisé sa fortune pour corrompre ou soudoyer commençait à le regretter. « Je dois d'abord vous fouiller. » Sans doute en avait-il vu pas mal, des hystériques, car il ne dit mot lorsqu'elle s'offusqua de cette procédure: « Evidemment, fouillez-moi, j'ai peut-être une lime dans mon soutien gorge, ou une lame dissimulée sous ma jupe. Vous êtes ridicule. » Elle croisa les bras, une moue d'enfant contrariée sur le visage, tandis que le vigile la fouillait en levant les yeux au ciel. « Allez-y, je vous en prie », fit-il, exagérant la politesse et faisant même une petite courbette. « Merci », s'exclama-t-elle avec un sourire extrêmement faux, accompagnant ces mots d'un fier jetage de cheveux. Ses talons claquèrent dans le couloir menant à la salle des visites. « Je te déteste. Je te déteste, je te déteste, je te dé-tes-te. » Première chose qu'entendit son géniteur en pénétrant dans la pièce. Il ne trouva rien de mieux à faire que de sourire et s'asseoir. La demoiselle fit les cent pas tout l'entretien durant. « Que te reste-t-il exactement ? » Un rire amer emplit la pièce. « Rien. Maman et moi, on est dans la merde par ta faute. Le jour même où ils t'ont arrêté, nos cartes de crédit ont été bloquées, autant dire que nous n'avons pas eu d'autre choix que de vendre un à un tout nos biens. Nous avons commencé par les tiens, mais très vite un bon nombre de choses ont été réquisitionnées par la police et blablabla en gros on vit chez grand-mère, une valise chacune, rien de plus que nos vêtements. » C'était déjà ça, dirons-nous. « Et nos maisons ? » Sujet sensible, elle adorait leurs maisons. Elle les avait choisies elle-même. « La villa: réquisitionnée. Le chalet: vendu. La maison de campagne: vendue. Les deux pour presque rien étant donné qu'avec notre nom on ne peut plus rien espérer. » Son père sembla réfléchir, elle coupa cours à ses réflexions, sans doute les mêmes que celles qu'elle s'était déjà faites des centaines de fois. « J'ai vérifié, on ne peut pas le changer. Miličević à vie, chouette la réputation... » Cela ne présageait rien de bon pour son avenir. «  C'est terminé », intervint le gardien. Son père se leva: « Je suis désolé ma chérie... » Il ouvrit les bras comme pour l'enlacer, mais elle passa à côté de lui, direction la porte, sans se retourner. « Et moi donc. »

Les choses ne firent qu'empirer à mesure que l'argent obtenu de la vente de leur biens disparaissait, que sa mère ne trouvait pas de travail et qu'Eileen tentait de joindre les deux bouts en combinant ses études et un travail de serveuse la nuit. Autant vous dire qu'elle était constamment épuisée, mais il fallait bien nourrir sa famille. Elle prenait tout en charge, naturellement, malgré les protestations de sa génitrice. De toutes manières, il n'y avait pas d'autre façon de faire, si elle ne travaillait pas, ni l'une ni l'autre ne survivrait longtemps. Passer d'extrêmement riche à extrêmement pauvre en si peu de temps les déstabilisait tellement... A vingt-et-un ans, il lui fut également possible de prendre son service au bar de jour. Le matin: cours, et le reste de la journée: service.

Alors que les gens s'agitaient autour d'elle en regardant les flammes d'un air totalement paniqué, Eileen songeait plutôt que la fumée les asphyxierait tous bien avant qu'ils ne brûlent. Une perspective tout aussi déprimante, en y réfléchissant bien, puisqu'elle mourrait dans les deux cas. « Allez-y, ça ne sert à rien qu'on meurt tous ici. La fenêtre à l'étage doit être suffisamment basse que pour sauter sans rien se casser... » Son cerveau tournait à mille à l'heure, songeant aux sorties éventuelles, aux échappatoires pour les cinq personnes enfermées avec elle. Les flammes barraient le chemin vers l'entrée principale, et la porte arrière de la cuisine était fermée à clé. L'étage devait être la seule issue, puisque le feu s'était déclaré au rez-de-chaussée et montait à peine vers le coin opposé à la fenêtre -vive la visualisation dans l'espace dont elle était capable. « Je vous promets que si je meurs pour rien je viendrai vous hanter, alors filez et sautez par cette maudite fenêtre, je vous en supplie. » Effectivement, elle, elle ne risquait pas de sortir de là. La seule poutre effondrée l'avait choisie pour cible. Lorsque ses clients eurent obtempéré, elle se laissa aller à la peur. Elle se débattit sous cette foutue poutre, incapable de s'en défaire. Elle se résigna bientôt à sa fin prochaine... C'était sans compter sur son sauveur qui, alors qu'elle commençait à sombrer, fit son apparition au milieu des flammes. C'est dans ses bras qu'elle s'évanouit. « Toc toc... » Un sourire comme elle n'en avait plus fait depuis longtemps étira les lèvres d'Eileen lorsqu'elle aperçut la personne qui lui rendait visite. « Mon sauveur », sourit-elle en le détaillant tandis qu'il approchait. « Je vous suis sincèrement reconnaissante de m'avoir sortie de là. Et ne me dites pas simplement que c'est votre métier... Merci. » Son regard se posa sur la chaise installée à côté de son lit d’hôpital et, comme s'il lisait dans son esprit, il y prit place. « Je vous ai apporté des fleurs », annonça-t-il en désignant le bouquet qu'il avait à la main. Trop occupée à le regarder, elle ne les avait pas remarquées. « J'espère qu'il n'y a pas de marguerites, autrement je vais enfler... Vous ne m'avez pas dit votre nom... » Il sourit, et une sensation indescriptible, peut-être des papillons, naquit au creux de son ventre. « Noa. » Elle le regarda sans mot dire quelques secondes encore, puis réalisa que c'était un peu, si pas énormément, gênant. « Je... Moi c'est Eileen, mais vous devez le savoir. » Quelques banalités plus tard, il annonça devoir retourner à la caserne, mais revint chaque jour, jusqu'à ce qu'elle sorte de l’hôpital et ne donne plus de nouvelles.

« Vas-yyyyy, il peut rien t'arriver ! En plus on serra là, on l'empêchera de t'enlever, promis », se moquaient gentiment ses amies en agitant un flyer sous son nez. Le bal des pompiers. Noa y serait forcément mais, deux semaines après leur dernière conversation, il était peut-être inutile de vouloir le revoir. « Evidemment qu'on sera là, on veut le voir ! » Harcelée par ses copines, elle leur avait fait une description la plus complète possible de Noa. Son regard clair et envoûtant, son sourire éclatant,... A peine avait-elle commencé que les filles sautillaient en s'exclamant qu'il était forcément à tomber. Elle n'avait pas répondu... « Alooors, il est où ? » Comme si Eileen n'était pas déjà entrain de le chercher du regard dans la foule. Le remarquant, ses amies ricanèrent. « Roooh, c'est bon ! » Sa meilleure amie la poussa à travers la foule. « Moins de blabla, plus de fouilles, allez, on y va. » Les trois filles s'aventurèrent donc dans la caserne à la recherche du fameux Noa, que seule Eileen pouvait reconnaître. « C'est lui ! » Sa voix était plus aiguë que d'ordinaire, et elle rougit face à ce signe indéniable d'excitation. « Fermez-la et suivez-moi », prévint-elle avant d'avoir droit à une remarque. En approchant un peu, elle remarqua qu'il discutait avec une fille. Une jolie brune qui le draguait ostensiblement. Mademoiselle aucune-confiance-en-elle s'apprêtait à faire demi-tour, mais c'était sans compter sur ses amies, déterminée à atteindre leur objectif: les mettre ensemble. « Saluuut, je m'appelle Jenna et t'as sauvé la vie de ma meilleure amie. Alors bah d'abord merci, et ensuite elle est juste là donc viens lui parler. » Ça sonnait comme un ordre, impossible de s'y soustraire, surtout pas vu l'autorité de Jenna. Eileen ne put s'empêcher de rire, mais elle s'empourpra lorsque Noa approcha, laissant en plan celle à qui Jenna venait de l'arracher. Pour elle. « Hey, ça a l'air d'aller mieux... » Toujours ce sourire. Eileen ne savait plus où se mettre, soit elle allait défaillir, soit pleurer ! Au lieu de ça, elle parvint à dire quelque chose d'un peu constructif: « Mis à part le fait que je me suis fait une ennemie, tout va bien. » Il jeta un regard par dessus son épaule, puis reporta son attention sur elle. « Ne t'en fais pas pour elle. » Si c'était lui qui le disait. « Alors hum... Tu vas bien ? » Mal à l'aise, comme bien souvent. Il rit face à son malaise, lui à qui tout cela semblait si aisé. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de choses. « Tu ne veux pas qu'on sorte ? On serra plus tranquilles pour discuter... » Jenna ne manqua pas de lui faire de grands signes lorsqu'ils quittèrent la caserne ensemble. Leur relation ressembla longtemps au jeu du chat et de la souris, Noa s'évertuant à se montrer adorable et Eileen se forçant à lui résister. Sans doute était-elle la première à être tombée amoureuse, mais elle tentait -vainement- de le cacher. Six mois, exactement, avant que Noa ne se décide à l'embrasser en apercevant un faille dans son jeu de comédienne avérée. Avérée, oui, puisque encouragée par Noa elle s'était sérieusement engagée dans sa dernière année d'études de théâtre et avait trouvé un travail à quelques pas de chez elle. Leur relation fut tout simplement parfaite durant un temps, Eileen pouvait passer des heures à le regarder dormir à côté d'elle sans penser à rien d'autre; il lui semblait tomber amoureuse de lui un peu plus à chaque instant. Lorsqu'il lui fallait rentrer chez elle ou aller travailler, c'était un déchirement. Et cette peur de le voir partir en intervention... L'amour comme elle ne l'avait jamais ni vécu ni imaginé. Deux ans plus tard, il lui demanda d'emménager avec lui. Elle, qui ne rêvait que de cela (ainsi que d'un grand mariage et de trois enfants mais mieux valait ne pas l'effrayer avec cela) ne fit semblant de réfléchir que pendant trois jours. Et les problèmes commencèrent.

« Encore un joli numéro dans ta poche, j'espère que c'était pas trop important parce que je l'ai déchiré. Puis brûlé, et j'ai piétiné les cendres. » Le regard clair de la jeune femme, encore rougi par les larmes, s'ancra dans celui de Noa. « La prochaine fois, je m'en vais Noa... » Il la connaissait, cette rengaine. Il savait qu'elle n'en ferait rien, puisque cela faisait bientôt deux ans qu'elle répétait ces mots, lasse, après avoir pleuré parfois plusieurs heures. Parfois des jours entiers. Elle était folle de lui, Eileen. Elle l'aimait plus que tout. Elle savait qu'au fond de lui, il l'aimait aussi. Qu'il était quelqu'un de bien, a qui il était arrivé de mauvaises choses. Malgré ses défauts, ses erreurs et ses écarts, elle demeurait à ses côtés, n'ayant ni la force ni l'envie de l'abandonner à lui-même. Deux ans maintenant qu'elle se réveillait seule quasiment toutes les nuits, ou ne dormait pas du tout, trop inquiète à son sujet. Trop occupée à l'imaginer dans les draps d'une autre. Deux ans que leur couple ne ressemblait plus à rien, mais qu'elle s'y raccrochait quand même. Noa, c'était tout ce qu'elle avait... « Pourquoi tu me fais ça ? Qu'est-ce que je fais de travers, qu'est-ce qui te rend si incapable de m'aimer comme je t'aime ? Je suis amoureuse de toi Noa, et tout ça... Tout ça, ça me bouffe. » Elle pleurait, maintenant, en silence. Comme trop souvent elle l'avait fait, toujours pour les mêmes raisons. « Je sais plus où j'en suis, j'ai l'impression de me noyer. Dis-moi, Noa, dis-moi ce que je dois faire... Si tu ne m'aimes pas, dis-le, laisse moi partir. » Ces mots le firent réagir, comme à chaque fois qu'elle lui disait qu'elle allait le quitter. Bien qu'il sache que cela ne se produirait pas de si tôt, cela semblait toujours un peu l’inquiéter. Tant mieux, au moins il réagissait. Au moins, il lui montrait qu'il tenait, si pas à elle, à sa présence. Peut-être étais-ce simplement une question de pouvoir sur elle, ou de trophée, mais elle s'en moquait. Elle sursauta lorsque la main de Noa se referma sur son poignet; elle baissa les yeux, évitant son regard, cachant ses larmes. Elle frissonna en le sentant si proche d'elle. « Qu'est-il arrivé à l'homme qui s'est tant acharné pour m'avoir ? » l'interrogea-t-elle finalement en relevant la tête. La gifle partit naturellement, la surprenant à peine, et elle demeura fière, la tête droite malgré la douleur engourdissant sa joue.

     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

eileen ◇ come rain on my parade

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Echange - Je cherche Heavy rain contre Mafia 2
» Elevator Action Death Parade (Type-X2)
» God of War III, Heavy Rain et ModNation Racers bientôt en Platinum
» Heavy Rain - spoil free pour ceux qui l'ont fini
» [video] Techniques médiévales de combat / parade à l'épée

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TURN TO STONE ::  :: PRESENTATIONS :: WELCOME TO SAVANNAH !-